E-discussion: Promouvoir une approche territoriale de la migration et du developpement

French

L’agenda de la migration et du développement est à l’heure actuelle principalement mené à bien et encadré aux niveaux national et international. Pourtant, les autorités locales se trouvent au premier plan pour faire face aux transformations et opportunités amenées par la migration, les facteurs et impacts de la migration étant ressentis le plus fortement au niveau local.

C’est pourquoi l’Initiative Conjointe pour la Migration et le Développement (ICMD) s’est associée a l’Initiative ART du PNUD et au réseau EUNOMAD pour lancer une nouvelle E-Discussion intitulée :

"PROMOUVOIR UNE APPROCHE TERRITORIALE DE LA
MIGRATION ET DU DEVELOPPEMENT:

LES PRATIQUES, CADRES D'ACTIONS, ET STRATEGIES DES AUTORITES LOCALES POUR OPTIMISER LE POTENTIEL DE LA MIGRATION POUR LE DEVELOPPEMENT"

Cliquez ici pour accéder a la note conceptuelle de la discussion

Vous pouvez participer a la discussion en envoyant directement votre contribution a m4d@groups.dev-nets.org ou en la mettant en ligne sur sur l'espace 'commentaires' crée ci-dessous. 

Au cours des quatre semaines a venir, l’E-Discussion cherchera a repousser les possibilités limitées qu’ont les autorités locales et régionales d’échanger avec leurs homologues d’autres pays dans le domaine de la migration et du développement. Les questions de cette E-Discussion sont construites de façon a donner la possibilités aux autorités locales et régionales d’accéder et de partager leurs connaissances, et de suivre directement les réussites des acteurs locaux. Nous encourageons particulièrement les membres du réseau M4D qui sont des autorités locales ou régionales ou qui sont impliquées dans des initiative Migration et Développement avec elles a apporter leur contribution !

Nous espérons que cet échange établira un dialogue bénéfique entre les autorités locales et régionales, les organisations de la société civile et les experts en M&D. Cela permettra ainsi de contribuer a travers une approche participative a la gouvernance de la migration et du développement en mettant l’accent sur sa dimension locale

QUESTIONS

Semaine 1 :

  • Comment les autorités locales et régionales peuvent-elle mettre à profit les cadres de coopération décentralisée pour gérer les thématiques liées à la migration et au développement ?
  • Quels mécanismes de coordination sont disponibles ou devrait être rendus disponibles afin que de telles stratégies soient alignées sur les stratégies nationales ?
  • Quelles stratégies peuvent adopter les autorités locales et régionales afin  de partager les leçons retenues et les bonnes pratiques avec les autres gouvernements locaux et parties prenantes?
  •  Avez-vous des exemples ou connaissez-vous des structures où la migration est incluse dans les plans de développement territoriaux ?
  • Quels sont les principaux facteurs et défis accompagnants la prise en compte de la migration comme un facteur transversal des questions de planification du développement ?

Semaine 2 :

  • Pouvez vous partager de bonnes pratiques menées à bien par des autorités locales et régionales qui visent spécifiquement à  l’intégration des migrants et lient éventuellement leurs efforts aux projets de codéveloppement?  
  • Quels sont les principaux défis pour les autorités locales et régionales afin de s’assurer que les migrants soient des acteurs actifs de la gouvernance locale ?  
  • Qu’est-ce que les migrants eux-mêmes et/ou les organisations de la société civile peuvent faire pour augmenter l’attention sur leurs besoins et activités, et ainsi promouvoir une meilleure qualité de services accessibles spécifiquement aux  migrants ? 

Semaine 3 :

  • Comment les autorités locales et régionales peuvent elle garantir le succès de leurs stratégies de prise de contact et de communication avec les communautés de migrants dans leurs pays d’origine et de résidence ?  
  • Connaissez vous des processus de consultation menés par des autorités locales ou régionales qui engagent les groupes de la diaspora et harmonisent les activités de ces derniers avec les besoins et priorités du développement local ?
  • Avez-vous des exemples concrets de la façon dont les groupes de la diaspora sont impliqués dans la définition des stratégies de planification du développement local dans votre communauté ? 

Semaine 4 :

  • Que peuvent faire les autorités locales et régionales afin de mettre à disposition des groupes de la diaspora un environnement favorable ?
  • Comment peuvent-elles faciliter les partenariats avec les acteurs clés impliqués dans le développement local ?
  • Quelles institutions sont en première ligne pour s’assurer que les initiatives des migrants soient durables et potentiellement réplicables au niveau local, régional ou national ?
  • Quels sont les défis liés à la formalisation des partenariats entre les groupes des migrants et de la société civile et les autorités locales et régionales dans le contexte d’initiatives Migration et Développement. 

 

Nous vous invitons à répondre à autant de questions que vous souhaitez en fonction de votre intérêt entre le 8 juillet et le 4 aout 2013.
Respecter l’ordre hebdomadaire des questions permet de faire en sorte que tous les membres reçoivent une réponse cohérente aux questions ci-dessus.
Toutes les contributions reçues seront incorporées dans une réponse consolidée une fois le discussion conclue. Le document sera partage a travers le réseau des membres de M4D.

Nous attendons avec hâte de recevoir vos contributions et nous vous invitions a partager cet email avec les réseaux et collègues possédant un intérêt ou une expérience dans les sujets abordés dans cette E-Discussion

L’équipe de l’ICMD                            

Pregunta 1: Se deberían coordinar y unir esfuerzos entre autoridades para evitar redundar en acciones relacionadas al ámbito migratorio y de desarrollo, evitando esfuerzos duplicados o gasto de recursos en acciones similares realizadas por otras instituciones, donde generalmente cada entidad desarrolla este tipo de acciones de acuerdo a su área de trabajo.

Pregunta 3: Entre las estrategias que se puede tomar, esta el desarrollo de programas que generan capacidades y oportunidades de empleo y autoempleo a las personas más vulnerables a la migración, tales como jóvenes, personas en extremas pobreza y con pocas oportunidades de desarrollo personal, profesional y laboral. De esta manera, se puede evitar que las personas migren del país, ya que cuentan con oportunidades dentro de territorio, y además contribuyen al desarrollo del mismo. Además, se puede crear un mecanismo para compartir resultados y lecciones aprendidas de cada estrategia puesta en práctica con el objetivo de perfeccionar los procesos implementados y contribuir positivamente al tema de migración y desarrollo.

Pregunta 5: Uno de los factores determinantes ha sido que la migración ha sido considerada como un factor positivo económicamente, no dando la importancia debida al aspecto humano y social. Sin embargo, se ha podido observar que el resultado de la migración ha incidido de forma negativa en aspectos socioculturales de los países expulsores, radicando principalmente en desintegración familiar, delincuencia, dependencia total de remesas y otros.

Deux points de ' vécu' à la hâte que je soumets à vos égards par rapport à la première question de la semaine.

La mise en place de mécanismes de codéveloppement, décentralisés et concertés, entre les migrants, les autorités locales, sociétés civiles, agences de développement et pourvoyeurs de fonds est un moyen excellent de développement territorial. Il permet un renforcement de capacités des acteurs, une ouverture sur les pratiques et des savoirs faires de gestion urbaine, et une appropriation/implication du capital social des migrants. C’est ce que nous avons vécu dans projet en cours au Nord du Maroc. Néanmoins deux questions préalables sont à souligner :

- Ces méthodes et mécanismes de développement de capacités et de territoires existent, mais ils ne sont pas connus des acteurs de développement. Notre expérience de consultant et de militant dans un projet de codéveloppement à l’œuvre dans le Nord du Maroc est significative de ce « biais ».

- Nous voulons soumettre à la discussion aussi l’importance de l’intermédiation et d'articulation des acteurs. Cette intermédiation, à la lisière du militantisme et de l’expertise, est désignée mais non reconnue institutionnelllement. Néanmoins elle joue un rôle clé, en amont, dans l’articulation des acteurs, l’identification des acteurs (migrants/compétences/autorités au Nord..), coaching institutionnel et du pré montage. Surtout que le financement de ce travail n'est pas bancable chez les bailleurs. Dans des localités du Nord à fort potentiel de la migration, la question de volonté politique existe, voire les PDC « inclue » la migration comme facteur de développement territorial.

Mais c’est l’articulation des acteurs qui fait défaut et l’opérationnalisation d’un montage de projet préalable partenarial/ de codéveloppement/ ou décentralisé. Je vous prie de croire dans ma pleine collaboration,

Bien cordialement,

Ayad Zarouali

Tout d’abord il est important de fixer l‘attention sur des structures administratives des entités locales concernant à la gestion des sujets de l’immigration et de la coopération au développement. En pas mal d’occasions, au sein des institutions les services administratives chargés des affaires de la coopération et des affaires de l’immigration sont séparés, et ils ont de lignes d’actions différentes.  

Une des conditions préalables pour la mise en œuvre des projets de migration et développement, c’est l’existence d’une diaspora provenant des localités où l’action de la coopération décentralisée est accomplie. Ainsi la coopération décentralisée, par rapport au pole migration et développement, doit s’adresser aux pays, et plus particulièrement, aux localités d’origine de la diaspora. Cette évidence peut forcer à changer la planification en cours de l’institution en matière de coopération au développement.

D’autre part, dans les structures administratives ce sont les services d’intégration des immigrants ou bien les services sociaux qui sont en contact avec la diaspora, des associations des migrants et des personnes immigrants. Ces services peuvent identifier les associations d'immigrants ou immigrants provenant de la même région ou localité qui sont à même et aussi motivés à entreprendre des initiatives dans leurs communautés d'origine.

Donc une coordination interne est nécessaire entre le service de la coopération et le service de l’immigration pour une approche de la migration pour le développement déterminant ensemble des objectives, stratégies et procédures de gestion visant à la mis en œuvre des projets de migration et développement. Dans certains institutions les services de la coopération et les services de l‘immigration se trouvent dans le même département, cette structure facilite la mise en place des projets de M&D et on peut profiter mieux les synergies entre les deux départements.

Egalement, d’outres départements de l’Administration locale ou régionale, peuvent collaborer dans cette sorte de projets. Par exemple, dans notre cas, le Gouvernement de la Région de Murcie, les départements de l’Agriculture et de du Tourisme ont collaboré dans des projets de co-développement offrant de cours de capacitation professionnelle aux immigrants et de consultation dans la localité d’origine. De même, chez-nous, la Commune de Carthagène, a renforcé des capacitations aux immigrants et l’Agence de Développement Locale s’implique dans les projets de M&D.

En ce qui concerne les Autorités Nationales dans certains pays du Sud existent des structures administratives pour fournir une assistance aux émigrants et migrants de retour. Mais parfois ces structures sont centralisées dans la capitale ou les grandes villes et n’offrent pas des services dans les villages les plus éloignés. Dans ces cas, une collaboration étroite avec les autorités locales et régionales peut être utile pour atteindre les migrants de retour dans les communes.

Bien à vous, 

Antonio García-Nieto Gómez-Guillamón

-          Como pueden las autoridades locales y regionales hacer un mejor uso de los marcos de cooperación descentralizada para enfrentar y gestionar asuntos relacionados con migración y desarrollo?

La coordinación y empoderamiento de las autoridades Locales deben constituirse en uno de los pilares fundamentales para el Desarrollo de las comunidades, ya que al sentirse involucrados e identificados con el trabajo a favor de sus pobladores, pueden generar propuestas que eviten las secuelas que deja el efecto migratorio en las familias. En base a la utilización de sus propios recursos y complementándolos con los marcos de cooperación descentralizados, deberán crear Planes Operativos de acción para enfrentar las causas que genera el fenómeno migratorio, brindando a sus pobladores una gama de opciones para generar desarrollo especialmente proyectos de carácter productivo enfocados a la generación de plazas de empleo.

-          Que tipo de mecanismos de coordinación existen / o deberían de ser montados, para que tales iniciativas estén alineadas con las estrategias nacionales?

Al hablar de mecanismos de coordinación, RIMHUCH desde sus inicios ha promovido el establecimiento de CONVENIOS de cooperación Interinstitucional con las Auntoridades Locales, Nacionales, Internacionales y otras Instituciones, que, por medio de los compromisos, aportan desde sus experiencias y experticias a fin de garantizar las acciones emprendidas en distintos procesos.

Además, al ser un documento legal, garantiza la aplicabilidad del mismo y creemos que es uno de los mecanismos mas adecuados y alineados a las estrategias nacionales e internacionales.

-          Que estrategias pueden adoptar las autoridades locales y regionales para avanzar hacia formas más estructuradas de intervención en el campo de M&D a nivel local (citación) y para compartir lecciones aprendidas y mejores prácticas?

Estrategias existen muchas pero se debería tomar en cuentas las más eficientes. Una de las experiencias que hemos tenido como RIMHUCH con la implementación de proyectos, es que se deben hacer de una forma encadenada y vinculada a otros aspectos complementarios a M&D, que generen verdaderos procesos y que perduren en el tiempo con la finalidad de ir creciendo (Efecto Bola de nieve).

Ahora bien lo que garantiza este proceso de una mejor manera es establecer una base firme entre las autoridades locales y los beneficiarios que se irán complementando con las instituciones aliadas.

-          Conoce algún ejemplo/estructura en los cuales el tema migración ha sido incluida en la planificación territorial para el desarrollo?

Al hablar de nuestro país Ecuador, existe un alto índice de migración no solo externa sino tambien interna y de refugio; en el caso nuestro en la Provincia de Chimborazo especificamente en el cantón Chunchi existe un Plan Cantonal de Desarrollo que considera el tema migratorio como un tema transversal a todos los ejes (Salud, Educación, Vialidad, Desarrollo Comunitario, etc.). Es una iniciativa propia de sus autoridades y trata de enfrentar las distintas problematicas que genera este fenómeno ya que tiene un alto índice de migración (80% aproximadamente). Realmente es un ejemplo para considerar y que se puede compartir con otras localidades.

-          Cuales han sido los factores determinantes y los retos para colocar el tema migración como eje trasversal en la planificación para el desarrollo?

En nuestra experiencia hemos podido visualizar que uno de los factores determinantes para colocar el tema de migracion dentro de las planificaciones de desarrollo, ha sido el alto incremento de los efectos que genera este fenómeno que en la gran mayoría son de carácter negativo y que preocupan a las autoridades e instituciones que trabajamos con temas de migracion. La falta de información de las personas que optan por la migración tambien ha sido un factor para que, desde nuestra experiencia, podamos insertar el tema desde el ámbito de la Educación y ha sido un pilar enorme para nuevas iniciativas de carater cooperativo y productivo.

Saludos cordiales,

Patricio Sinaluisa

Dir. Ejec. RIMHUCH

Let’s spend some time thinking about the relationship between immigrant integration and development. A great deal of work has been done on immigrant integration over the past 25 years, especially their integration in the destination society, but little of this has focused on the development impacts of successful integration. Furthermore, a great deal of attention is now being paid to the potential development benefits of migration, but very little of this has examined the role of integration. Finally, even less time has been spent on the return of migrants to their homelands, the process of re-integration, and the potential development benefits of successful re-integration. This gives us scope for thought in this e-discussion.

How can integration in a destination society support homeland development? Perhaps the most obvious route is through integration in the labour market. Employment supports the sending of remittances which help to alleviate poverty, particularly of the individual families in receipt of remittances. When hometown associations offer collective support, this may foster the development of communities, ideally in ways established through active collaboration between the association abroad and the regional and local authorities in the homeland. Labour market integration is a powerful and fundamental means for development, and is itself supported through broader social integration that can break down barriers to employment for immigrants. However, remittances, whether destined for families or for communities, are simply a form of wealth re-distribution. More powerful still are development activities that enhance wealth creation in the homeland. It is here that integration in the host society and re-integration in the homeland offer their greatest potential and they do this through a reversal of the brain drain.

One of the effects of integration in a developed economy is that immigrants learn how it is that businesses function, how governments function, and in general how effective administration of an organization is carried out. This is a matter of acquiring knowledge of an organization, its operations, and its methods of conducting its affairs, but it is also a matter of learning the values of an organization and how the organization instills its values in its day-to-day operations. Development researchers and practitioners have long spoken of the importance of good governance in the economic development of a society, whether the governance in question is in government itself, in policing, in business, or in other organizations including civil society organizations. Key to effective governance is establishing trust between the organization and those it serves and works with. The rule of law together with vigilance and effective regulation regarding corruption is a highly important fundamental to economic prosperity, as without law and regulation in this regard, the trust required of vibrant economies will not be possible. Experience in organizations that accept these values and have well-established administrative procedures that exemplify them is often acquired by immigrants who are well-integrated into the destination society and its institutions. This is the first half of the process.

When immigrants return to their homelands, as a great many of them do, especially when the homeland economy is on a path towards significant growth, re-integration into the homeland economy and its institutions will facilitate the transfer of their accumulated knowledge, attitudes, and values. Enhanced governance and administration can be a powerful instrument for development. The basis of trust will grow which can remove some of the barriers to investors whether they are local, national, or foreign. Transparent and accountable government and business administration have always been a foundation of economic development, but in an era of globalization where investors have easy access to opportunities around the world, it has become indispensable in the competition for investment and for talent.

Return migration and re-integration are not always easy. Homelands are not always welcoming to those who are returning after long absences, especially if the homeland public regards them as having self-servingly avoided suffering from war, poverty, or oppression. Organizations may view with suspicion their attempts to introduce new ideas to their operations. Regional and local authorities can help with the re-integration of returning nationals, and it is in their interest to do so by employing their skills, by encouraging a warmer welcome by the local community, and by demonstrating leadership in this regard, including by encouraging the return of more of their ex-patriots.

Migration can affect homeland development in many ways. The role of integration and re-integration of returnees has been too long neglected.

Best regards,

Howard Duncan, Executive Head, Metropolis Project

Podría usted compartir algunas mejores prácticas llevadas a cabo por autoridades locales que tenga como objetivo principal la integración de migrantes y que haya ligado esos esfuerzos con proyectos de co-desarrollo?

La participación de los migrantes en actividades de codesarrollo está directamente relacionada a su integración en la sociedad de acogida. La vinculación de la integración al codesarrollo se produce por dos vías: por una parte el grado de asentamiento y estabilidad en la sociedad de acogida y por otra el acercamiento y la participación en actividades organizadas por las autoridades locales y la sociedad civil.

Cuando los migrantes están recién llegados al país de recepción, tienen que resolver primero las necesidades de trabajo, alojamiento, lenguaje, familia, escolarización etc. Haciendo un gran esfuerzo los migrantes envían fondos a sus familias en las regiones de origen, pero no están en disposición de involucrarse en proyectos de mayor alcance. Por el contrario una vez que el migrante está establecido, ha adquirido habilidades, sabe desenvolverse en la sociedad de acogida e incluso ha ahorrado dinero, está en mejor situación para participar en proyectos de desarrollo de su país de origen. Inclusive en el caso de perder el puesto de trabajo tiene una experiencia y una capacitación que puede aportar a su comunidad de origen.

La integración es una condición elemental para la participación de las personas inmigrantes en los proyectos de codesarrollo, pero a ello hay que añadir la motivación personal y/o familiar para emprender actividades en su país de origen. En ocasiones, los órganos directivos de las asociaciones de migrantes se comprometen a participar en proyectos de codesarrollo sin que exista un interés entre los asociados. La participación en un proyecto de migración y desarrollo tiene que ser una decisión individual y voluntaria. Cada migrante decide por sí mismo la utilización de su dinero y de su tiempo. Las personas migrantes son las verdaderas protagonistas de los proyectos de migración y desarrollo.

En las actividades organizadas por las autoridades regionales y locales, así como por las asociaciones de la sociedad civil frecuentemente participan y colaboran migrantes con un cierto grado de integración. Ello contribuye a tejer red institucional-personal entre las administraciones públicas, las asociaciones y los migrantes. Esa relación directa con los migrantes favorece la puesta en marcha y la ejecución de los proyectos de migración y desarrollo, pues permite conocer a los inmigrantes que están motivados y tienen un verdadero interés.

En la Región de Murcia hemos tenido ese tipo de experiencias. En un proyecto de codesarrollo con Ecuador, se trabajó con asociaciones de inmigrantes, algunas de ellas ya habían tenido contacto con las administraciones locales y otras se crearon por los posibles beneficios que podían obtener del proyecto. Muchas de las personas migrantes participantes estaban recién llegadas a España y todavía tratando de resolver las dificultades de instalación. Sus preocupaciones se dirigían a satisfacer sus necesidades en Murcia y no en implicarse en el desarrollo de su comunidad de origen, de la que hacía poco tiempo que habían salido por falta de oportunidades. Por otra parte los migrantes que estaban más tiempo en España tampoco estaban interesados en el desarrollo de su comunidad de origen. En resumen fue un proyecto que se preparó sin un conocimiento previo de la comunidad migrante.

Sin embargo la situación contraria ocurrió con otros proyectos realizados en Marruecos, en los que participaron además del Gobierno Regional de Murcia, la Municipalidad de Cartagena y la Fundación Cepaim, entidades que a través de sus servicios y actividades están muy próximas a la población inmigrante y tienen establecidas unas redes relacionales. Muchos de los inmigrantes involucrados en estos proyectos ya habían tenido contactos anteriores con estas instituciones y a ninguno les resultaban ajenas. Al mismo tiempo, tenían un nivel de integración aceptable, la mayoría residía en la Región de Murcia más de diez años y existía un interés por su región de origen situada enfrente de Murcia, al otro lado del Mediterráneo. Se ofreció además una amplia información acerca de las actividades de los proyectos y de lo que ofrecían para no crear falsas esperanzas. La participación de los migrantes resultó muy activa.

En otro proyecto jóvenes migrantes de América Latina, que residen bastantes años en Murcia, escolarizados, algunos en la universidad y otros trabajando y además participando en las actividades de la Fundación FADE, se involucraron en el proyecto de manera muy dinámica. Terminado el proyecto incrementaron su vinculación a esta Fundación en actividades de voluntariado. La participación en proyectos de migración y desarrollo potencia a su vez la integración de las personas migrantes en la sociedad de acogida.

En conclusión, una alta integración de los migrantes facilita una mayor participación en proyectos de codesarrollo. Pero a ello hay que añadir la motivación y la proximidad a las autoridades locales y a las asociaciones civiles que trabajan a favor de las personas inmigrantes. Los partenariados entre autoridades locales y regionales y asociaciones complementan y refuerzan los proyectos de codesarrollo.

Saludos cordiales,

Antonio García-Nieto Gómez-Guillamón

Nous sommes convaincue que les migrants doivent être les plus possible impliqué dans les stratégie des ONG et de la coopération internationale. A cet effet, les ONG et tous membres de la société civile peuvent établir des partenariat avec les association des migrants, faciliter le dialogue et leur implication au sein des institutions publiques et tous acteurs économiques, collaborer dans le cadre d’un processus de renforcement mutuel accompagné par des actions spécifiques qui visent la valorisation des compétences réciproques et l’advocacy sur les thèmes d’actualité (par exemple en Italie : la question méditerranée des Réfugiés/, la question de la citoyennetés et des droits des travailleurs migrants) .

Bonjour,

Pourriez-vous SVP nous indiquer votre nom/organisation.
Vous pouvez aussi créer un profile sur ce site en vous inscrivant ici http://www.migration4development.org/fr/content/profils

Nous vous en remercions par avance!

Bien cordialement,
L'equipe de l'ICMD (Aida Balamaci)

 

Dear colleagues,

I am an international migration researcher and was the Principal Investigator for a large scale mapping exercise on behalf of Joint Migration and Development Initiative in the second half of 2013--the key results of which are summarized in the JMDI report that serves as a background document to this discussion {see, www.migration4development.org/sites/m4d.emakina-eu.net/files/mapping_local_authorities_practices-_jmdi_2013_-_online_version_0.pdf }. In addition, I served as the senior expert facilitator for the Mainstreaming of Migration into Development in Moldova programme (jointly implemented by UNDP, IOM and UN Women in partnership with the Moldovan State Chancellery), where we addressed questions of mainstreaming migration at the local and regional level.

I am glad to share some of our findings and my personal assessments with other members of the Migration4Development community.

Q: How can RLAS both in residence and origin countries better make use of decentralized cooperation frameworks to deal and manage issues related to migration and development?

During our study on local authorities’ practices in the field of migration and development we found several links to decentralized cooperation. In particular, local authorities can include migration-related aspects into their partnership relations with other local authorities, especially within city-to-city partnerships, or they can collaborate with migrants within the framework of decentralized development cooperation.

During our mapping exercise, we found that migrants were important parts of a city-to-city co-development partnership between local authorities in Montreuil (France) and Yélimané (Mali), Figuig (Morocco) and Ile of France (France), Batangas (Philippines) and Rome (Italy), and Munich (Germany) and Harare (Zimbabwe), Harlem Meer (Netherlands) and Cebu City (Philippines).

The involvement of migrants ranges from facilitating the initial contact, being advised as stakeholders in the process to being experts sent to their countries of origin. For example, the city of Munich reached out to a Munich-based information technology experts, who came from Zimbabwe to Munich more than a decade ago. The expert was then deployed to Harare for six weeks to develop a practical and effective IT infrastructure for the Harare City Council. This was meant to increase the efficiency of the administration and to render its work more transparent, particularly with respect to the municipal accounting and charging.

Facilitated by migrant associations and migration-related NGOs in the Philippines, the province of Batangas and the provincial government of Rome signed a memorandum of understanding (MoU) to facilitate information exchange, investment promotions and remittances for local development from the Province of Rome to the Province of Batangas.

The municipality of Vic in Catalonia, Spain has been implementing a co-development program that attempts to promote a positive relationship between migration and development. The municipality finds that by engaging Senegalese immigrants in Vic in both, integration and host community related activities, as well as in development activities in Senegal, Vic’s residents of Catalan and Senegalese origin have both learned much about the benefits of working altogether with all the actors of cooperation. According to the city’s self-assessment, the involvement of Senegalese immigrants has increased the quality of international development cooperation by Vic.

In 2009 and 2010, the Association of Local Democracy Agencies (ALDA) provided technical assistance to the decentralized cooperation programme existing between Aix en Provence (France) and Oujda in Morocco. The assistance provided facilitated the citizens’ consultation on the urban mobility plan and it offered different option on methodologies for citizens’ engagement. This specific initiative was included in the decentralized cooperation between the two communities and engaged citizens from the Moroccan diaspora.

The municipality of Turin created the Louga Coordination Committee and forged collaboration with two local associations to reinforce the social capital of Senegalese immigrants. The Friuli-Venezia Giulia Region created the Migrant and Cooperation Coordination Committee that implements certain activities in the south of Senegal. Lastly, the Municipality of Faenza and the NGO ISCOS Emilia Romagna are involved in a decentralized cooperation project and the Pisa Senegalese Association is implementing a co-development project in collaboration with the North/South Association of the Province of Pisa.

Thus, it results clear that migration and diaspora-related topics are becoming part of the decentralized cooperation agenda. In spite of these examples, the mapping study showed that the potential is still underused and relies rather on ad-hoc involvement than on a structured approach to include diaspora actors into decentralized cooperation activities. A long-term approach needs capacity building of diaspora NGOs, institutions in the countries of residence that establish long-term partnerships and communication that assesses exactly where migrants and diaspora actors can be helpful. A pitfall of conceptualizing migrants’ involvement is to think that they would be development actors by the mere fact that they have (or may have) social capital in their localities of origin. 

Q: What strategies can RLAs adopt to share lessons learned and best practices with other RLAs/national governments or other key stakeholders?

It is important to include RLAs at national platforms. Local government associations, such as Mayors Association, Association of Commune and local communities, etc., should play a larger role in facilitating such exchanges.

Q: Do you know of any examples/structures where migration was included into territorial development planning?

Processes of mainstreaming migration have been done or are underway in Naga City in the Philippines, the Calabarzon Region in the Philippines, and the Oriental Region in Morocco.

As national governments in developing economies are still struggling with including migration and diaspora aspects in a meaningful way into their development strategies it is no big surprise that local actors have not sufficiently addressed this area. In most countries, territorial plans follow national guidelines and national or regional development plans (top down rather than bottoms up).

National governments can increase the awareness of migration-related options at the local level by encouraging local authorities to include and discuss migration in their local development plans. To this end, migration should be included in planning guidelines for sub-national planning. In addition, it should be made sure that local authorities have the necessary financial, human and material resources to include migration-related aspects in participatory processes of development planning.

As one main outcome of the UNDP-IOM-UN Women joint pilot programme on Mainstreaming of Migration into Development in Moldova (MOMID), the national Government decided to include diaspora and migration references to a guide on drafting public policies (as an ex ante assessment). If such guidelines are sufficiently disseminated among regional and local authorities’ staff it seems likely that migration will be included in a more meaningful way into territorial development plans.

Q: What were the main factors and challenges for dealing with migration as a cross-cutting issue in development planning?

1) Local actors have to overcome their perception that they do not have the mandate to deal with migration-related issues. I would tend to disagree with Marco Grandi’s (Office of International Solidarity and Cooperation, City of Milan, Italy) contribution who stated that “in the South it is often the case that local authorities don’t have competences over migration issues which is a typical “national” issue, dealt by national authorities.” It is correct that this is the viewpoint of many institutional actors that do not have a 'classic' migration portfolio (that is, all local and central public authorities other than the Ministries of Interior, External Affairs and Labour).

However, I would claim that while local authorities should realize that while they do not have the competencies to deal with immigration or emigration, they have the formal and de facto responsibility to develop a certain policy segment or the geographical area under their jurisdiction and to foster the welfare of the population. In other words, from the general development competencies derives the power to plan and implement migration-related interventions. This is more related to terminology. While we call this area “migration&development” the use of diaspora investment, remittances, diaspora philanthropy, knowledge transfers, etc are not directly connected to the policy field of emigration but to the area of local development, health care, education, etc.

Thus, migration policies (and interventions) have to be differentiated from migration-targeted and migration-senstive development interventions.

2) Understanding how exactly migrants’ contribution can be harnessed. It is relatively easy to look at the total inward remittance figures and admire their scale. It is much more difficult--but also much more important--to understand what incentives can be established that make it a sensible, risk-free choice for male and female migrants and their families to allocate a part of these funds into specific projects that are in line with development priorities.

This relates also to the discussion contribution by Mamadou Sene, (Agence Régionale de Développement de Diourbel au Sénégal) who pointed out that migration is often seen as beneficial for social projects but to sustainable local development. Much more thinking has to be done how to provide migrants a good way to contribute to economic and social development while keeping their self-interest in mind, helping them to achieve their goals and thus based on a human development perspective. This also means that it should be considered more how contributions by lower-skilled migrants, female migrants, irregular migrants, etc. should be addressed and facilitated.

3) Often trust between diaspora actors and local government actors (and other stakeholders) is key. But in many countries, local government representatives doubt that diaspora actors would trust them given the general perception of corruption, bureaucracy, inefficiency, hidden agendas, etc. While trust is a critical aspect for migration-related projects often only the inception of such projects can create trust and to break the vicious cycle of non sufficient trust has to broken by starting projects that require trust even though initially the level of existing trust may be doubtful.

4) It is important to create adequate platforms and institutions for including diaspora actors and migrants and to connect them with local stakeholders (private sector, NGOs, ...). Such platforms and the continuing cooperation ensure also that all partners know about the limitations of each side and create trust. Such platforms can be annual migrant days, bi-annual migration & development councils or other institutions.

Best regards,

Daniel Naujoks 

Dear M4D Community,

I am Estrella Mai Dizon-Anonuevo, executive director of Atikha Overseas Workers and Communities Initiatives Inc.  Our project "Maximizing the Gains and Minimizing the Social Cost of Migration in the Philippines" was one of the projects assisted by the EC-UN JMDI.  We also implemented the project on "Mobilizing Migrant resources towards agriculture cooperatives in the Philippines" which was supported by the International Fund for Agriculture Development.  

I would like to share some of our experiences in implementing migration and development initiatives at the national regional and local level. 

Q: Could you share some best practices carried out by RLAs both in residence and origin countries that specifically target the integration and social inclusion of migrants and potentially linked this effort with co-development projects?

Atikha assisted the RLAs in Region 4 A which has the highest number of overseas Filipinos in addressing the social cost of migration and in ensuring that migrant remittances contribute to the long term development of the migrants, their families and communities.  Some of the RLAS have established One Stop Migration Resource Centers catering to migrants and families left behind.  The establishment of the One Stop Migration Resource Center is a long process of building the capacity of the RLAS and fulfilling the legal, financial, manpower/skills, physical requirements to set up comprehensive program for migrants. The RLAS are able to provide financial literacy seminars to migrants and families left behind, provide counselling services, operate as one stop information hub for government and NGO services for migrants.   The capacity building of the RLAS was supported by EC-UN JMDI.  Atikha was able to develop a template and training modules in building the capacities of the RLAS.

At present the RLAS are currently mapping investment opportunities for migrants and identifying areas where the RLAS can leverage their resources to attract investments of the migrants to their province of origin. 

In Region 4 A, a multi-stakeholder migration and development committee was established under the Regional Development Council.  This is chaired by a government organization - National Economic Development Authority and co-chaired by an NGO- Atikha.  This committee is the platform for advocacy to the RLAS and coordinates and assist the various initiatives.   To provide comprehensive program for migrants and families involves not only the RLAS but other stakeholders at the local level that includes national government agency representatives at the local level such as the  Department of Agriculture, Department of Trade and Industry, Department of Labor and Employment, NGOs, cooperatives, microfinance etc. 

RE: co-development

Since about 30-40% of the Filipino migrants in Rome are from the province of Batangas, there was consultation done between the province of Rome and province of Batangas on possible sister province partnership on migration and development.  There is interest on both sides to forge this partnership. However, the changing political situations, resources required, advocacy and mentoring work to finalize the partnership are challenges that should be addressed.  

In United Arab Emirates, the Ministry of Labor engaged Atikha to conduct training of trainers on financial literacy not only for Filipinos but also for migrants from India, Bangladesh, Sri Lanka and Pakistan.  This program is being supported by private sector in UAE.  Some of the employers of migrants are interested in integrating the training to their staff development and have requested Atikha to train their trainers. 

Q: What are the main challenges for RLAs in making sure that migrants are active players in local governance and active citizenship? 

The challenges not only for RLAs but also for migrants and advocates:

1. Migrants and their families are not the priority of RLAs since they are not the poorest of the poor in the area;

2. The majority of RLAs and migrants are not aware of the link between migration and development;

3. There are none or minimal programs existing which engages the migrants as actors in development;

4. Reaching the migrants and families left behind. Majority of the migrants are unorganized and keep to themselves.

Q: What can migrants themselves and /or other civil society organizations do to raise awareness about their needs and potentials and thus promote better service delivery specifically for migrants?

There should be advocacy, information and education program on migration and development on both sides of the migration corridor. There is a need for advocacy work on migration and local economic development to make the RLAS aware of the social cost as well as the potentials of migration.  Building the capacities of migrants in destination country is critical.   When migrants are organized and empowered, they are able to have the confidence to negotiate with authorities to address their issues and concerns.

Atikha was able to work with migrant organizations such as the Filipino Women's Council (FWC), Rome, Associazione Culturale Filippina del Piemonte (ACFIL) and other hometown associations in Italy and also with Bayanihan and Pinoy WISE in United Arab Emirates. We were able to build their capacities to become trainers on financial education and reach out to other migrants.  The initiative was very successful and the migrant leaders are able to train more than 1,000 migrants in each country and still counting.  This initiative did not only provide financial education but also mobilized investment in their province of origin.  This caught the attention of the RLAS in destination and origin country and provided them with a concrete example on how migrants themselves become actors in development. 

Based on our experience, RLAS once they recognized the potential of migration towards development, they are willing partners in the initiatives.  Oftentimes the question we are confronted with is HOW? They need to see working models of engagements on addressing social cost and also in mobilizing investments, trade and tourism.  We have organized a migration and development study mission for RLAS to show them various working models at the local level.  We also organized study missions in country of destination to show the RLAS (provincial officers for social welfare, investment, trade, tourism and migrant center officers) to expose them to the realities, issues and potentials of migrants. 

All the best,

Estrella Mai Dizon-Anonuevo

Dear colleagues,

Below please find a few comments and observations on the topics for week 2 of our joint discussion.

While Howard Duncan (Metropolis Project, Canada), and Mamadou Abdoulaye MBENGUE (CARIMA - Enda Prospectives Dialogues Politiques, Sénégal) have also focused on reintegration practices in countries of origin, my comments will be limited to integration in the country of destination.

Q: Could you share some best practices carried out by RLAs both in residence and origin countries that specifically target the integration and social inclusion of migrants and potentially linked this effort with co-development projects?

As has been stressed by several other members, successful integration into the labour market and society in the host country can increase the potential of migrants to contribute to their country of origin. I agree with Howard Duncan (Metropolis Project, Canada), who stresses the importance of labour market integration and with Antonio García-Nieto (Région de Murcie, Spain), who highlights that the time spent in the locality of residence and the level of having established one’s own life positively affect the capacities of migrants to engage in development projects in their respective countries of origin.

As explored more in detail in my book Migration, Citizenship and Development (2013, Oxford University Press, see http://global.oup.com/academic/product/9780198084983), activities by diaspora actors may have direct, intermediary or indirect effects on the development of the source country. Direct effects stem from activities, interaction and involvement that directly affect the source country’s development. The most famous examples are remitting and investing. Intermediary effects are effects by which diaspora members act as agents for cooperation between third parties and actors in their home country (e.g., on behalf of their companies). Indirect effects are even further removed from direct actions and activities of diaspora actors. The entire diaspora community (or significant parts of it) can bring a change in the source country’s perception and appreciation. This is often referred to as the ‘branding value’ of migrants. Successful integration can increase the capacities of male and female diaspora actors for direct activities¾by increasing their income and social networks¾but also by enabling them to play a more vital role as intermediaries or as ‘brand ambassadors’ for their countries and localities of origin. Thus, while we tend to tend to think of the benefits of social, economic and political integration in the host country on direct activities, it seems important to also consider that through better integration (read for example: (1) a higher and more influential position in a host country’s company, or (2) more access to business networks, etc.) immigrants can also positively influence the decisions and activities by other actors with potential benefits for the localities of origin.

As an example for integration projects that are directly relevant for the field of M&D: the city of Munich in Germany runs a project on competence development for migrant enterprises. This project includes an annual award ceremony—the Phoenix Prize—praising the migrant economy. While this project focuses on immigrant entrepreneurs in the country of residence, it is obvious that strengthening migrants as business persons increases their potential to act as agents for international trade with their countries of origin, as investors and as access points for business networks.

In 2008, the Council of Europe and the European Commission launched a pilot programme in eleven cities to help cities take a culture-sensitive approach to integration. Also the United Nations Alliance of Civilization (UNAOC) Migration & Integration Program collects and supports many local and municipal projects and initiatives promoting coexistence between newcomers and communities worldwide (see, http://www.unaoc.org/ibis.). The Cities of Migration project is a promising platform to share and showcase good ideas at the local level on immigrant integration and promote innovative practices that create inclusion and urban prosperity (see, http://citiesofmigration.ca).

However, also local authorities in the Global South engage in activities with regard to the integration of immigrants from other countries in the South.
In Ecuador, immigration is prominent on the policy agenda, especially with regard to Colombian refugees and Nicaraguans in the country. Thus, a local project provides support for the former and facilitates their integration into the communities of residence, including legal and psycho-social support. Also the Casa del Migrante caters to immigrants and refugees. An initiative in Ecuador focuses on support for children of migrants and their physical well being and nutrition, while another practice aims at supporting the integration of Brazilian families in Bolivia. Further, the Entre Vecinos (among neighbors) programme in Costa Rica encourages neighborhood integration for local development through the participatory involvement of community organizations, immigrants and refugees.

Active immigration management and social integration policies are also increasing in the global South. Recently, the city of Johannesburg in South Africa presented its plans and challenges in this regard. The city established a Migrant Advisory Committee, composed of the executive mayor, members of the mayoral committees, heads of relevant departments and municipal entities and representatives of institutions with expertise in the field of migration.
The International Centre for Migration Policy Development’s (ICMPD) nascent City-to-City project that aims to establish city-to city integration plans and migration dialogues on the basis of sharing of good practices.

Often involving migrants into co-development projects has several advantages. Apart from the (potential) positive effect on additional expertise and cultural sensitivity in the co-development project, such collaboration can create trust and a positive relationship between a RLA and certain migrants/migrant associations. It seems important to highlight that successful ‘integration activities’ depend on such trust and on a good relationship between the partners. Often, immigrants have the feeling that host local authorities only talk to them about the “problems” of “immigrant integration” (which often is understood as: “your community’s lacking will to integrate and embrace our culture is a problem”). And understandably, most immigrants are not happy to see themselves as “problems”.

On the other hand, if local authorities want to cooperate with them to discuss and implement positive development projects in their communities of origin and immigrants are approaches as “assets”, this is likely to enhance their partnership potential for local authorities. This also counters fears of “anti-transnationalism”, as local authorities display that successful integration and homeland orientation are not mutually exclusive (something that is clear to researchers but which is often portrayed wrongly by mainstream discourse). Importantly, once a relationship of trust has been established, this can be the basis for collaborations on a range of issues that are unrelated to co-development initiatives.

Q: What are the main challenges for RLAs in making sure that migrants are active players in local governance and active citizenship?

Obviously, the answer differs if explored from the perspective of localities of origin or destination. I will focus my comments on local governance and active citizenship in the locality of residence.

One of the basic tenets of democracy is that people who are affected by decision should have a say in the decision. This is a basic principle that underlies the stakeholder approach, which goes beyond caring for “ voters” but to look at all people who are affected in one way or another by a certain activity.

To successfully engage immigrants and immigrant communities in local governance and to increase their active citizenship RLAs have to create spaces and platforms for interaction. These can be councils, regular town hall style meetings, neighbourhood committees etc. It is important to stress that immigrants should not be heard only to topics of “immigration and integration” but to increase their participation in broad range of topics that relate to them in their capacity as ‘citizens’ (not meaning necessarily formal-legal citizens), such as cultural projects, education, economic initiatives etc.

From the viewpoint of good local governance, it seems important to create spaces where migrant associations and entrepreneurs can find non-migrant or other migrant partners for projects in localities of origin and/or residence. In addition, the inclusion of migrant actors into decentralized cooperation projects with localities of origin--as discussed last week--may empower migrant communities and increase their capacities to design and implement their own development projects.

Q: What can migrants themselves and /or other civil society organizations do to raise awareness about their needs and potentials and thus promote better service delivery specifically for migrants?

I will limit my remarks to observations on the relationship between migrants and migrant organizations, on the one hand, and official service delivers in localities of residence.

Equitable access to quality services--especially with regard to health care, but also in the areas of education, social protection, etc--is considered a key element of empowering male and female migrants and to expand their capacities. However, as we all know, oftentimes such services are not geared toward internationally mobile populations.

When regional or local authorities have established participatory mechanisms, as discussed in the previous point, such platforms can be used to discuss shortcomings of existing service delivery. As in most localities of destination this is not the case or only in a limited way, migrants have to be more proactive to create channels for such awareness-raising efforts. First, it will be difficult of unorganized migrants to successfully create enough traction for their demands. Hence, it is critical to strengthen collective forms of claims-making through migrant associations, or even umbrella organizations.

Migrants and their organizations also have to consider three possible alliances to raise awareness: first, with mainstream media, second, with research institutions that can provide reliable evidence to back demands, and third, with mainstream civil society organizations.

Best regards,

Daniel Naujoks

¿Cómo pueden las autoridades locales y regionales ser exitosas en su estrategia de comunicación con las comunidades migrantes en países/territorios de origen y destino?

La ventaja que tienen las autoridades locales y regionales es su proximidad a la población inmigrante, a través de los servicios y actividades de integración de inmigrantes y de participación ciudadana. En esta comunicación directa los inmigrantes pueden exponen cara a cara a los funcionarios de las entidades locales sus problemas, sus preocupaciones y sus expectativas generando, en mucho casos  una relación humana de confianza. Entre las expectativas planteadas a veces surgen proyectos de retorno o de iniciativas de actividades en las regiones de origen, si estas inquietudes son recogidas por los funcionarios y la idea es trabajada conjuntamente con los inmigrantes puede confluir en proyectos de migración y desarrollo. Cuando la Municipalidad lanza un proyecto de codesarrollo se dirige a aquellos inmigrantes de los cuales ya tiene conocimiento que están dispuestos a participar. El municipio puede construir una pequeña base de danos de inmigrantes interesados en realizar actividades en sus países de origen. Por ejemplo en el Municipio de Cartagena los funcionarios del servicio de inmigración captaron el interés de los migrantes procedentes de la región de la Oriental de Marruecos para poner en práctica actividades empresariales en su región de origen y los integraron en un proyecto de codesarrollo.

Otra estrategia es a través de sesiones de sensibilización e información dirigidas a las asociaciones de inmigrantes y a la población inmigrante en general, para animarles a participar en el amplio espectro que ofrecen las actividades de migración y desarrollo (financieras, productivas, sociales, culturales, comunitarias…). En estas sesiones, con el objeto de ofrecer una información lo más completa posible, es conveniente que intervenga un experto, a ser posible procedente del país de origen, conocedor de los procedimientos administrativos para poner en marcha una iniciativa empresarial, así como la asistencia y ayudas que ofrece el país de origen al retornado.

A los inmigrantes se les debe presentar un mensaje claro sobre las actividades de migración y desarrollo, insistiendo en que ellos tienen que poner en juego su esfuerzo, su conocimiento, sus habilidades y su inversión financiera. Las autoridades locales poner a disposición de los inmigrantes los canales apropiados, pero en los proyectos de migración y desarrollo los verdaderos protagonistas son las personas inmigrantes.

En estas estrategias de las autoridades locales y regionales es muy necesaria la colaboración con las asociaciones de inmigrantes y con las instituciones si fin de lucro que trabajan a favor de los inmigrantes. Las asociaciones de migrantes pueden desempeñar un papel muy activo movilizando, animando y asesorando a los inmigrantes, así como tomando contacto con las autoridades y asociaciones en sus países de origen, pero ello no es suficiente si el interés sólo existe en el staff directivo y no logra involucrar a los migrantes asociados. La cooperación de las Autoridades locales y regionales con las ONG que trabajan con inmigrantes adquiere una especial importancia en las actividades de migración y desarrollo en primer lugar porque estas asociaciones tienen un contacto muy cercano y personal con las personas inmigrantes estableciendo una relación muy fluida y un grado de confianza muchas veces muy superior a la que pueden tener los migrantes con las administraciones locales. En segundo lugar, en contraste con las estructuras rígidas de las administraciones públicas, las organizaciones sin fin de lucro disponen de estructuras flexibles que resultan muy operativas para ejecutar los proyectos de migración y desarrollo. En la Región de Murcia tenemos buena experiencias de partenariado entre la autoridad regional, autoridad local y organizaciones sin fin de lucro en la realización de proyectos de migración y desarrollo.

Otra estrategia que pueden poner en práctica las autoridades locales y regionales es la colaboración con los consulados de los países de origen, en aquéllas localidades donde existan. La presencia de estas representaciones diplomáticas proporciona a los inmigrantes un clima de proximidad a su comunidad, además de servir de puente que facilita contactos y trámites en el país de origen. El Consulado de la República de Ecuador en Murcia viene cooperando desde hace años en proyectos de codesarrollo y también en su medida, el Consulado de Bolivia.

Las autoridades locales y regionales pueden realizar una tarea muy importante de información acerca de la asistencia y de las ayudas que los países de origen dispensan a los inmigrantes. Muchas veces esta información es demandada por los inmigrantes que desean retornar y las entidades locales no tienen conocimiento. Para resolver esta cuestión es preciso una colaboración para intercambiar información con las embajadas y consulados al menos de los países de mayor procedencia de las personas migrantes. Las autoridades locales y regionales pueden llegar a ser puntos de información a los inmigrantes, sobre los instrumentos de asistencia promovidos en los países de origen.

A veces instituciones de los países de acogida proporcionan ese tipo de información que suele estar en la capital de la región pero no extendida en los diversos municipios. En la ciudad de Murcia el consulado de la República de Ecuador ofrece información sobre la asistencia a retornados, y también este país dispone de una oficina de la SENAMI (Secretaría Nacional del Migrante) al servicio de los inmigrantes.

Profundizando en este aspecto, las autoridades locales y regionales pueden establecer acuerdos de cooperación institucional con las regiones y municipios de mayor procedencia de migrantes con el objeto de reforzar los vínculos entre las zonas de origen y destino y abrir un camino de hermanamiento para realizar conjuntamente actividades económicas, sociales y culturales. De esta manera la corriente migratoria se transforma en relaciones de diálogo y desarrollo compartidos.

Saludos cordiales,

Antonio García-Nieto

Región de Murcia (España)

Semana 2:

Podría usted compartir algunas mejores prácticas llevadas a cabo por autoridades locales que tenga como objetivo principal la integración de migrantes y que haya ligado esos esfuerzos con proyectos de co-desarrollo?

    De acuedo a las experiencias que hemos tenido como RIMHUCH en la provincia de Chimborazo-Ecuador, es meritorio compartir el trabajo que ha realizado la municipalidad de uno de los cantones con mayor incidencia migratoria (Chunchi), encabezado por su alcalde, quien ha vinculado el tema de Migración dentro de sus ejes estratégicos de trabajo. Partiendo del trabajo social y desde la integridad como seres humano siempre está en la busqueda del desarrollo conjuntamente con sus pobladores; entendiendoce el desarrollo no solo desde el pumto de vista economico sino en su integridad (social, político y economico).

    Es por eso que, conjuntamente con sus pobladores (90%%, migrantes, familiares de migrantes y retornados), con la ayuda del co-desarrollo y la coperacion interinstitucional, actualmente están creando políticas públicas que garanticen tal desarrollo.

    Cuáles han sido los principales desafíos para las autoridades locales y regionales en asegurar que los migrantes sean parte activa en la gobernanza local?

    A nivel general el mayor desasfio que tenemos con la vinculación de los migrantes en temas politicos es el estereotipo que se a generado entorno a la migración. Se torna dificil romper este estereotipo ya que por razones que a lo mejor tiene que ver con el aspecto cultural la gran mayoria de migrantes demuestran o aparentan un poder económico distinto a los demas pobladores, lo que les hace considerarce sujetos independentes (economicamente hablando). El “YO LO TENGO TODO” es muy frecuente escuchar en las personas que han migrado haciendo que pierdan el intere en aspectos sociales y políticos en sus lugares de origen. Ahora bien no podemos generalizar ya que en base a  los procesos de vincular la Migración al Desarrollando en algunos lugares de origen, las pqersonas en situación de Movilidad Humana están involucrandose cada vez mas en acciones que tengan que ver con desarrollo y lo que nos invita a las insticuciones y gorbiernos locales es a segir trabajando con la sencivilización para que haya mas protagonismo social, político y económico dentro de las comunidades de origen, sirviendonos de la coperación inter institucional, co-desarrollo e inversiones.

    Qué pueden hacer los migrantes y/u otras OSC para ampliar el conocimiento de sus necesidades y sus potenciales y así promover una mejor provisión de servicios específicamente hacia los migrantes?.

      Para esto lo que consideramos idóneo es la organización de instituciones y/o los grupos de migrantes ya sea como empresas, sociedades, asociaciones o redes, y a esto estará  ligado la motivación que puedan dar los gobiernos locales y otras instituciones que trabajan en migración. Lo importante seria brindar múltiples alternativas para que los actores directos (migrantes, familiares de migrantes, retornados y OSC) se sientan involicrados y asuman como suyos los procesos de desarrollo local.  Al estar organizados y tener un reconocimiento jurídico  hace que se pueda garantizar y visualizar de mejor manera las acciones que desarollen como tales y a la vez se puede evidenciar el protagonismo ante la poblacion. De tal manera que se promueva de mejor manera cada uno de los servicios que como organizaciones puedan ofertar tanto en las comunidades de origen como en las de destino.   

      Semana 3: 

      Cómo pueden las autoridades locales y regionales ser exitosas en su estrategia de comunicación con las comunidades migrantes en países/territorios de origen y destino?

      La mejor carta de presentacin que pueden tener los gobiernos locales en comunicacion, son las acciones que puedan generar entorno a migración y desarollo. Son importantes las buenas practicas y proyectos sostenibles y sustentables ya que al ser exitosos, despertará interes en la poblacion migrante y no migrante   para poder generar nuevas ideas garantizando asi un nivel comunicacional permanente para compartir y recolectar información.

      Por eso es necesario que cualquier iniciativa que se haga entorno a migracion y desarrollo debera estar siempre orientado y garantizar el éxito para que sirva de atractivo a nuevas iniciativas, convirtiendose asi los gobiernos locales en intermediarios para validar  este proceso.

      A todo esto se debe añadir los servivios que nos ofrecen las nuevas tecnologías ya sean esto radio, televisión, internet, etc, que son siempre útiles a la hora de establecer redes comunicacionales manteniendo una información fluida y constante.

      Conoce usted procesos de consulta guiados por autoridades locales que involucran grupos de la diáspora de manera que sus actividades estén en línea con las necesidades y prioridades de desarrollo local?  

      A nivel local, como RIMHUCH solo tenemos conocimiento de la experiencia que pudimos vivir con el proyecto Ec-323 (CECH), ya que teniendo la particularidad de transnacionalidad, involucró gobiernos locales, diásporas, OSC y organismos internacionales  garantizando la eficacia de este proyecto. No Tenemos conocimiento de otras iniciativas similares 

      Conoce de ejemplos concretos en los cuales los grupos de diáspora están involucrados en la definición de las estrategias de planificación para el desarrollo local en su comunidad?

      Al igual que en la pregunta anterior solo podemos recalcar el proceso que hemos realizado y no tenemos conocimiento de otros ejemplos concretos.

      Creemos que es conveniente incentivar este tipo de procesos para que las comunidades puedan desarrollarse de mejor manera.

       

      Patricio Sinaluisa
      RIMHUCH

      Saludos y gracias por coparticipar en éste Foro

      Tercera Semana :

      Desde mi experiencia de 30 años como Trabajadora Social Municipal en NOVELDA , ALICANTE , COMUNIDAD VALENCIANA , ESPAÑA , y mi procedencia de mi país natal , Costa Rica , creo que el éxito que pueden tener los entes regionales y locales en su estrategia de promoción y comunicación con las comunidades de migrantes en el país de orígen y de destino está en respetar el libre derecho humano de cada persona a elegir su modo de modo de vida en el lugar de residencia que le corresponda , procurando , entre toda la sociedad de éste lugar , que la atención cívica y social sea trasversal y armoniosa con el conjunto en general de población objeto de convivencia.

      Hasta pronto