Discussion en ligne sur: Les travailleurs migrants et les processus de recrutement

French

La discussion en ligne est désormais close. Pour accéder à un résumé des contributions reçues, veuillez cliquer ici.

 

Les travailleurs migrants et les processus de recrutement: quelles pratiques, quelles opportunités et quels défis?

 

En collaboration avec Business for Social Responsibility (BSR) à Paris, l’Initiative Conjointe Commission européenne-Nations Unies sur la Migration et le Développement (ICMD) a le plaisir de présenter cette discussion en ligne sur “Les travailleurs migrants et les processus de recrutement: quelles pratiques, quelles opportunités et quels défis?” Cette discussion sera officiellement lancée le 10 octobre et prendra fin le 6 novembre 2011.

Veuillez consulter la note d’information relative à cette discussion ici.

Leader de la responsabilité sociale des entreprises depuis 1992, BSR travaille avec son réseau international de plus de 250 entreprises membres afin de définir des stratégies et des solutions durables pour les entreprises au travers de conseils ciblés, de travaux de recherche, et d’initiatives collaboratives multisectorielles. Par l’intermédiaire de “Migration Linkages” (une initiative pluriannuelle menée par BSR), BSR cherche à comprendre les processus de recrutement, du village jusqu’au lieu de travail, afin d’identifier et de mitiger les risques encourus par les travailleurs migrants et afin de mettre en avant les opportunités pour le monde des affaires de contribuer à la protection des droits fondamentaux. Dans le cadre de cette initiative, BSR a récemment mené des recherches et publié ses conclusions sur la variabilité du système de recrutement en Indonésie et sur les risques en matière de droits de l’homme que cela engendre pour les travailleurs migrants indonésiens (voir Step Up: Improving Recruitment of Migrant Workers in Indonesia).  

En théorie, de nombreux pays disposent de solides systèmes de recrutement de travailleurs migrants. Or, dans la pratique, le processus de recrutement est souvent caractérisé par un manque de transparence et par des abus lors des phases initiales du processus. De tels abus proviennent souvent de frais non-standardisés à la charge des migrants, de l’usage d’agents illégaux ou officieux, de la variabilité des contrats et de la protection du travail, ainsi que des processus de doléance sous-développés. Bien que l’amélioration de ces abus dépende d’un certain nombre de facteurs, dont les actions des gouvernements ou des entreprises, l’une des composantes clé de ce processus est l’augmentation du niveau de connaissances et d’information des travailleurs migrants. 

 


 

Cette discussion en ligne explorera les deux sujets suivants:.

1. Les méthodes utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les agences de recrutement, les processus de recrutement, et les emplois auxquels ils postulent. 

2. Dans la mesure où les travailleurs émigrent dans un environnement de plus en plus “connecté” du fait de l’essor d’Internet et des technologies mobiles qui augmentent l’accès a l’information, la discussion en ligne a pour but de comprendre si l’informatique aide les migrants a avoir accès a des informations fiables tout au long du processus de recrutement. 

 

Nous tenons à répondre aux questions suivantes au cours de cette discussion en ligne:

 

Questions

 

Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent?

2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

3. Quelles méthodes sont accessibles aux travailleurs migrants pour évaluer la crédibilité de l’information qu’ils reçoivent de sources à la fois formelles et informelles? 

4. De quelle manière les éléments mentionnés ci-dessus varient-ils en fonction des régions et entre les travailleurs migrants masculins et féminins? 

 

Semaines Trois et Quatre: 

1. Dans quel but l’internet ou la technologie mobile sont-ils actuellement utilisés par les travailleurs migrants?

2. Comment l’internet ou la téléphonie mobile pourraient-ils être utilisés pour disséminer des informations à propos des agences, des processus de recrutement, et des emplois auxquels les migrants postulent? 

3. Quelles sont les contraintes potentielles de ces moyens d’information et comment pourraient-ils être améliorés ? 

 

Nous invitons les membres à contribuer à la discussion et nous les encourageons chaleureusement à transmettre ce message à leurs réseaux. La discussion en ligne durera quatre semaines, du 10 octobre au 6 novembre 2011. Veuillez y participer en envoyant un courriel à m4d@groups.dev-nets.org ou en affichant vos commentaires en ligne sur le forum Migration4Development ici. Veuillez noter que les réponses ne sont pas automatiquement partagées mais sont transmises à l’équipe de facilitation pour compilation.

 

Les résultats de cette discussion en ligne seront présentés sous forme d’une réponse consolidée. Nous attendons avec impatience vos contributions à cette discussion enrichissante. Merci à l’avance de votre participation !

 

L’équipe de facilitation M4D-net et BSR

 

 

FRANCAIS

Questions

Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent?

Les canaux d’informations les plus usuels sont entre autres, les médias, les relations interpersonnelles, les projets et programmes d’appui ou d’aide aux migrants, les institutions, les organismes et sociétés d’emploi et de recrutement, les centres et institutions de formation professionnelle, les nouvelles technologies (N’tic), etc.

Dans tous les cas, les médias, quelque soit leur nature, constituent le principal moyen de diffusion et d’information sur les opportunités de migration, notamment les reportages et les émissions spécifiques sur les flux et leurs directions.

Au niveau local, le relai est alors assuré de  « bouche à oreille », principalement au niveau des rencontres de jeunes, des cérémonies traditionnelles, etc.

Par rapport à la migration estudiantine, les informations sont le plus souvent fournies par les institutions d’octroi de bourses, les agences de communication prestataires, etc.

2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

Les opportunités formelles accessibles sont les offres d’emploi diffusées par les organismes internationaux ou nationaux de placement publics ou privés, les institutions internationales ou intergouvernementales qui lancent, à partir de leur site ou de certains organes de très grande audition, leurs offres de recrutement ou de services (prestations). On peut également y ajouter les radios privées, les agences et institutions spécialisées dans le recrutement, l’emploi et l’insertion des jeunes, les établissements publics à caractère administratif (ANPE, APEJ...), etc. De toute façon, le désir d’émigrer étant une décision volontaire (personnelle), les migrants sont le plus souvent actifs et dynamiques dans la recherche d’opportunités.

3. Quelles méthodes sont accessibles aux travailleurs migrants pour évaluer la crédibilité de l’information qu’ils reçoivent de sources à la fois formelles et informelles? 

Il existe des méthodes formelles et informelles accessibles aux travailleurs migrants pour vérifier la véracité des informations reçues. Le caractère officiel  de la structure ou de l’agence (sa crédibilité et son enracinement dans le secteur d’activité), les relations ou les affinités personnelles, la nature de la coopération bilatérale entre le pays d’accueil et le Mali , le lieu et le site de publication, etc.  

La crédibilité d’une information est d’abord évaluée ou vérifiée par le type de procédure (mode de sélection, étapes, conditions de travail..), lorsqu’elle a un caractère officiel (service de placement reconnu ou accrédité), la qualité des outils et supports de base…

Le migrant peut également mobiliser ses propres relations (amis, parents…) du pays destinataire pour vérifier la crédibilité de l’information.

Au Mali, sans être exhaustif, pour évaluer la crédibilité d’une information, les migrants travailleurs peuvent se rendre au CIGEM à l’ANPE, l’APEJ, etc. Force est de reconnaître aujourd’hui, avec la création du Centre d’Information et de gestion des Migrations, que cette dernière est  devenue une référence pour toutes les questions d’information, d’écoute et d’orientation. Le Centre fournit aux migrants de précieux outils et supports sur les conditions d’entrée, de séjour et de sortie au niveau de 16 pays de première destination des maliens, d’information factuels et de sensibilisation sur les risques et dangers liés à la migration irrégulière. Le Centre est fréquemment sollicité pour vérifier des informations diffusées sur internet en provenance des personnes de mauvaise foi.

4. De quelle manière les éléments mentionnés ci-dessus varient-ils en fonction des régions et entre les travailleurs migrants masculins et féminins? 

Ces éléments varient en fonction du pays d’accueil demandeurs, de la nature des travaux et prestations demandés, notamment pour les recrutements d’ouvriers agricoles ou spécialisés, de zones ou les questions de genre sont très sensibles. Dans la plupart des cas de migration légale, les différences sont peu prononcées à moins qu’elles ne résultent de dispositions législatives propres au pays de destination. Dans le cadre de la migration estudiantine par contre, on note très peu de différences en raison des conditions particulières qu’offrent les universités.

 

Semaines Trois et Quatre: 

1. Dans quel but l’internet ou la technologie mobile sont-ils actuellement utilisés par les travailleurs migrants?

L’internet et la technologie mobile sont utilisés par les travailleurs migrants pour mieux communiquer avec leurs familles vivant au pays et répondre rapidement aux différentes sollicitations : transférer l’argent, disposer d’informations sur les projets familiaux, les événements, les soins  de santé, voyage, communication de proximité, ...

2. Comment l’internet ou la téléphonie mobile pourraient-ils être utilisés pour disséminer des informations à propos des agences, des processus de recrutement, et des emplois auxquels les migrants postulent? 

- à condition que les sources de diffusion soient authentiques, officielles avec des adresses email ou téléphoniques professionnelles (et non référencées à yahoo ou hotmail…) ;

- que les informations soient portées par une institution crédible du pays d’origine qui se prémunirait de toutes les garanties avant de les relayer ;

- Mettre en place une législation en vigueur dans la  réglementation des N’TIC au Mali.

3. Quelles sont les contraintes potentielles de ces moyens d’information et comment pourraient-ils être améliorés ? 

 - mettant un réseau de professionnels sécurisé, cadre de partenariat entre les agences, les structures d‘intermédiation, les services d’emploi et de sécurité des pays de départ ;

-  en multipliant les espaces de recrutement ou de pré-recrutement directs ;

- volonté de l’état à acter des mesures administratives et réglementations en vigueur ;

- Elaboration d’un plan de communication.

Abdoulaye Konate

Mali

FRANCAIS

Les travailleurs migrants et les procédures de recrutement : l’expérience des Philippines.

Membres de la Communauté de Pratique,

Dans le cadre de l’actuelle discussion en ligne sur les travailleurs migrants et les procédures de recrutement, je voudrais vous présenter un aperçu de notre expérience dans les Philippines. 

Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent?

Les méthodes les plus courantes sont des interviews, des requêtes de collègues, amis, parents, voisins, membres de l'église  (émanant soit de ceux qui sont déjà à l'étranger et sont des migrants eux-mêmes, soit de ceux demeurant encore dans le pays d’origine) ainsi que la lecture de communiqués dans les médias (presse écrite, télévision, radio) et la navigation sur Internet (dont l’utilisation des réseaux sociaux virtuels).

2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

Les sites web d’organismes gouvernementaux comme POAE, OWWA, DOLE et DFA sont utilisés pour obtenir des informations sur les postes vacants et sur les pays disposant de marchés ouverts aux travailleurs migrants. Le site du POAE est utilisé en particulier. Ce dernier publie la liste à jour des agences de recrutement. De plus, le statut des recruteurs peut également être vérifié en ligne sur ce site. Les sites web du DFA offrent des conseils et des informations aux voyageurs quant à la situation dans les pays étrangers.

Les migrants peuvent aussi avoir recours aux PEOS (des séminaires d’orientation pre-emploi dans les communautés) ; aux salons de l’emploi organisés dans des centres commerciaux ; aux séminaires sur l'immigration menée par des organismes de consultation sur l’immigration ; aux bureaux du PESO (bureaux pour l’emploi public) au niveau des gouvernements locaux , qui fournissent des informations sur les opportunités d’emploi dans le pays et à l’étranger ; à d’autres sites web d’organismes de recrutement ; et aux ONG.

Les sources informelles sont les acteurs identifiés dans la réponse à la question 1.

3. Quelles méthodes sont accessibles aux travailleurs migrants pour évaluer la crédibilité de l’information qu’ils reçoivent de sources à la fois formelles et informelles? 

Les migrants peuvent consulter les sites Web officiels du gouvernement et appeler ou se rendre au POAE pour vérifier l'information sur les agences de recrutement, les offres d'emploi et les employeurs. Les migrants font aussi appel à des ONG comme CMA, aux groupes religieux, à leurs représentants au Congrès. Ils s’entretiennent avec leurs familles et leurs collègues pour obtenir des conseils.

4. De quelle manière les éléments mentionnés ci-dessus varient-ils en fonction des régions et entre les travailleurs migrants masculins et féminins? 

Les centres urbains offrent plus d'opportunités, disposent d’un accès plus facile aux informations et de davantage de moyens pour vérifier ces informations que dans les milieux ruraux et les provinces éloignées, où les sources d'informations (en particulier les sources d’informations fiables) se révèlent plus rares. En termes régionaux,  il y a plus d’informations fiables à disposition des migrants internes en Asie (l'Asie occidentale en particulier). En Europe et en Amérique du Nord, y compris en Océanie, les Etats sont plus stricts et plus ciblés quant aux catégories de migrants pouvant immigrer.  En ce qui concerne la question du genre, les hommes peuvent peut-être faire des recherches d’emploi dans davantage de secteurs d’activité que les femmes. Ces dernières ont des d'opportunités d'emploi moins variées, les offres concernant surtout les travailleurs domestiques, les aides soignants et les infirmières. 

Semaines Trois et Quatre:

1. Dans quel but l’internet ou la technologie mobile sont-ils actuellement utilisés par les travailleurs migrants?

L’internet et la technologie mobile sont utilisés par les migrants pour assurer les liens avec la famille et les proches dans le pays d’origine et ailleurs; pour maintenir des liens d’amitiés et pour garder leur équilibre mental ; pour signaler leur situation de détresse et demander de l'aide, comme à travers le système du CMA, « OFW SOS SMS ». Le téléphone mobile est utilisé à certaines occasions et leur sert de ligne de vie.

2. Comment l’internet ou la téléphonie mobile pourraient-ils être utilisés pour disséminer des informations à propos des agences, des processus de recrutement, et des emplois auxquels les migrants postulent? 

Ce processus sera difficile pour tout le monde aux Philippines parce que nous avons une loi complexe et stricte sur le recrutement illégal, qui constitue une infraction criminelle. Néanmoins, les agences gouvernementales et les entités accréditées, y compris les agences de recrutement, devraient maximiser l'accès à Internet pour fournir des informations précises sur le recrutement aux migrants et migrants potentiels.

3. Quelles sont les contraintes potentielles de ces moyens d’information et comment pourraient-ils être améliorés ? 

Pour en revenir aux bases, ce sont les communautés où les migrants demeurent qui peuvent véritablement aider en ce qui concerne l’accès des migrants à des informations fiables. Voir les réponses à la question 1 et 2 ci-dessus.

Merci,

Ellene A. Sana

Center for Migrant Advocacy Philippines

www.pinoy-abroad.net

Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent? 

Les méthodes les plus courantes sont le recours aux liens personnels, aux réseaux, aux blogs, à LinkedIn, la participation à des réunions régulières de la diaspora et la lecture de bulletins électroniques. Les membres de la diaspora qui sont retournés dans leur pays d’origine  servent également de source d'information crédible. Il y a aussi un certain nombre d'organisations commerciales qui offrent des services de relocalisation. Un certain nombre de publications produites par les migrants de retour dans leur pays d’origine appuient aussi le processus.

 2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

Chaque pays d’Afrique dispose  d’une agence de recrutement et d’un accès au web.  Il existe aussi un nombre important de sites web publiant des  offres d’emploi, en Afrique, tel que www.findajobinafrica.com. Beaucoup d'employeurs publient leurs offres d’emploi sur leurs sites Web et diffusent ces offres par e-mail et par l’intermédiaire de leurs réseaux. Facebook et LinkedIn sont aussi des moyens utilisés pour trouver des informations.

Hors du monde virtuel, il faut aussi mentionner les ambassades, les événements et les réseaux personnels de la diaspora et tous les documents pertinents de la presse et des médias.

 3. Quelles méthodes sont accessibles aux travailleurs migrants pour évaluer la crédibilité de l’information qu’ils reçoivent de sources à la fois formelles et informelles? 

Les candidats contactent les agences de recrutement pour obtenir de plus amples informations, ils vérifient la fiabilité de l'agence de recrutement en visitant leur site Web et en réalisant des enquêtes. Ils font confiance à l’organisme offrant un emploi si celui-ci est crédible et connu, comme par exemple les grandes multinationales, les employeurs pan-africains, les organismes multilatéraux, les ONG, le secteur public ainsi que les agences de recrutement.

4. De quelle manière les éléments mentionnés ci-dessus varient-ils en fonction des régions et entre les travailleurs migrants masculins et féminins? 

En Afrique, un nombre important d'opportunités sont publiés en ligne et dans certains cas, l'annonce souligne que les femmes sont encouragées à postuler. Une analyse de plus de 200.000 utilisateurs de www.findajobinafrica.com a souligné que davantage d'hommes s'étaient inscrits pour utiliser le site Web que de femmes. Le type d’opportunité  d’emploi varie en fonction du pays africain. Dans certains cas, ces offres correspondent aux premières sources de revenu du pays : l’industrie minière, pétrolière et gazière, l'agriculture, la conservation, mais aussi la banque, les télécoms.

 Semaines Trois et Quatre: 

1. Dans quel but l’internet ou la technologie mobile sont-ils actuellement utilisés par les travailleurs migrants?

L’internet est l'outil le plus efficace pour assurer l’accès de la diaspora à des opportunités d'emplois en temps opportun. De ce fait, un nombre croissant de portails d'emploi et d’employeurs utilisent le net pour publier leurs offres d’emploi. 

 2. Comment l’internet ou la téléphonie mobile pourraient-ils être utilisés pour disséminer des informations à propos des agences, des processus de recrutement, et des emplois auxquels les migrants postulent? 

Ceci est une pratique bien établie en Afrique : Il suffit d’entrer les mots clés dans un moteur de recherche sur Internet et un nombre considérable d'emplois se présentent. Les employeurs mènent aussi des « road shows de recrutement » dans la diaspora, de manière directe et indirecte.

3. Quelles sont les contraintes potentielles de ces moyens d’information et comment pourraient-ils être améliorés ? 

Une sensibilisation accrue, et la recherche active d'informations par la diaspora, en ligne et hors ligne.

 

Dr. Titilola Banjoko

Conseil Consultatif des Migrants de l’ICMD

Veuillez trouver ci-dessous la contribution de l’OIM du Caire à l’actuelle discussion en ligne sur « les Travailleurs Migrants et les Processus de recrutement ». Cette contribution présente l’expérience égyptienne.

 Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent?  

La migration égyptienne est surtout facilitée et dirigée par les réseaux familiaux et d’amis. Ces derniers fournissent aux migrants des informations sur le pays de destination et les règles d'admission ; ils leurs trouvent un lieu d'hébergement et un emploi ; et ils leurs fournissent une aide financière.

Convaincu que l’accès à une information systématisée et fiable sur le pays de destination avant le processus de migration aidera les potentiels migrants à prendre une décision mieux informée et augmentera leurs chances de succès à l'étranger, le Ministère Egyptien de la main d’œuvre et de l’émigration (MME), avec le soutien de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), a lancé le projet «Renforcement de la capacité du Ministère de la main d’œuvre et de l'émigration à fournir aux travailleurs migrants égyptiens une orientation avant leur départ» (novembre 2009-octobre 2010 ). Le projet vise à renforcer la capacité du ministère à fournir une orientation aux migrants potentiels avant leur départ. Grâce à ce projet, l'OIM a fourni aux membres du personnel du Ministère les compétences et outils nécessaires pour dispenser de manière autonome des cours d’orientation à environ 2.000 potentiels travailleurs migrants égyptiens par an. Les activités du projet comprenaient:

  • Développement et réalisation de documents pratiques (Programme des orientations avant le départ, manuel du formateur, manuel sur l'immigration et l'intégration et un livret sur ??l'Italie et la langue italienne);
  • Formation des formateurs;
  • Voyage d'étude à Rome offrant une expérience de première main;
  • Distribution de kits de matériel de formation en anglais et en arabe.

 

2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

La migration de travail égyptienne est facilitée par le MME, et plus précisément par le Bureau de l'Emigration et des Egyptiens à l'étranger. Le Projet de Système intégré d'information sur les migrations (phase I: 2001-2005, phase II: 2008-2010) est un projet conjoint entre le Bureau de l'Emigration et des Egyptiens à l'étranger et le MME, avec le gouvernement italien comme  donateur et l'OIM comme partenaire d'exécution. Le projet a été mené pour soutenir le Ministère dans ses efforts pour aider l'émigration égyptienne; encourager les Egyptiens à l'étranger à maintenir des liens avec d'autres Egyptiens à l'étranger, et avec l'Égypte; améliorer le développement de l’Egypte à travers la capitalisation des égyptiens à l'étranger ; et pour réglementer les migrations internationales égyptiennes.

Dans le cadre de ce projet, un Système intégré d'information sur les migrations a été créé en ligne sur le site du MME, géré par le Bureau de l'Emigration et des Egyptiens à l'étranger (http://www.emigration.gov.eg/index.aspx). Via ce Système d’Information, le Ministère fournit des services et des informations aux employeurs étrangers et aux demandeurs d'emploi égyptiens, améliorant ainsi la circulation de l'information sur les possibilités d'emploi et les conditions sociales, économiques et juridiques dans un certain nombre de pays de destination. Les principaux outils disponibles sur le site sont:

  • Une base de données (Misriat) qui fournit aux Egyptiens des informations sur les principaux pays de destination. Misriat fournit des informations et des liens sur les visas d'entrée et de travail, la citoyenneté, et les profils des pays suivants: Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Jordanie, Malte, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et les États-Unis.
  • Un système de recherche d'emploi en ligne qui fait correspondre offre et demande, et met en relation les employeurs étrangers avec les demandeurs d'emploi égyptiens.

Les demandeurs d'emploi égyptiens peuvent mettre en ligne leurs CV et les inclure dans la base de données. Les employeurs à l'étranger peuvent s’inscrire auprès du système pour voir les profils des travailleurs égyptiens et trouver un candidat qui réponde à leurs besoins. Le MME est chargé d'approuver et valider les profils des demandeurs d'emploi et offre un soutien aux employeurs étrangers pour choisir les candidats potentiels. Pour la sélection finale des candidats, l'employeur étranger peut soit désigner une agence de recrutement locale soit faire la sélection directement.

L'OIM a surtout contribué au projet en fournissant une assistance technique et un soutien opérationnel pour la conception, le développement et la maintenance du site web et de la base de données ainsi que la validation des données provenant des demandeurs d'emploi. De plus, l'OIM a fourni des informations sur les pays de destination potentiels, sur les lois migratoires, etc.

Dans la mesure où faire correspondre l’offre et la demande d’emploi sur la plateforme en ligne s'est avéré difficile en raison des différents profils d'emploi et des différentes compétences requises pour l'Egypte et les pays de destination, les partenaires du projet ont décidé de mettre en œuvre une troisième phase du projet en vue d'améliorer le service. Le projet se concentrera sur l'assurance qualité (AQ) de l'évaluation des profils des migrants potentiels. Jusqu'à présent un «essai pilote de combinaison des profils égyptiens/italiens dans les secteurs du tourisme et de la construction» a été réalisée. Dans ce cadre, des critères d'évaluation pour chaque profil ont été développés et deux établissements de formation professionnelle ont été identifiés et approuvés comme centres d'évaluation. Celles-ci ont testé la capacité du Système à faire correspondre demande et offre d’emploi dans un essai pilote (sélection, information / orientation et évaluation) concernant 50 demandeurs d'emploi à la recherche d'un emploi à l'étranger. Des leçons ont été tirées de l'exercice et vont servir à améliorer le modèle. Par exemple, le Système va être mis à jour par l’ajout d’un module lors de l’inscription : le demandeur d’emploi est invité à répondre à une série de questions liées à sa profession dans un délai précis. Le demandeur doit atteindre un certain score afin de pouvoir poursuivre le processus d'inscription. De plus, un autre mécanisme a été proposé : il fournit des informations sur les possibilités de formation pour ceux qui n'ont pas réussi l'évaluation et ont donc besoin d'une formation complémentaire afin de répondre aux exigences internationales en matière de compétences.

Jusqu’à présent, environ 25 000 demandeurs d’emploi sont inscrits dans le système.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter  

Saskia Koppenberg <skoppenberg@iom.int>

IOM Regional Office for the Middle East

Egypte, Le Caire

www.egypt.iom.int

 

Week One and Two:

1.      What are the most common methods used by migrant workers to gather information about the situation that they are moving into?

The most common way to gather information is direct contact with the prospective migrants who want to migrate to other countries. We provide pre-departure training in the villages and in the Protector of Immigrant office in Chennai, where the migrant workers are given the information about the destination countries. Returnees are also invited in the villages to share their experiences with prospective migrants. News letter, booklets about the pre-departure manual, news papers, and media are used to provide information to the migrant workers. Information about the situation that they are moving into is also shared in the youth groups in the villages. Migrant workers family members association also give information about where their husbands or sons, brothers are migrating to. Our organization has the direct network with the family members of the migrant workers in the villages which helps to give them the information. Our service in the Protector of Immigrant Office gives the opportunity to pass the news to the prospective migrants. Every month nearly 500 prospective labour migrants are given a pre-departure training to sensitize the migrant workers.

2.      What formal or organized opportunities are available to migrant workers to access information about job opportunities and recruitment agencies? Similarly, what informal opportunities exist?

In India in the State of Tamil Nadu the formal opportunities that are available to migrant workers include job offers issued by public or private employment agencies at a national or an international level. The recruitment agencies are known through advertisements in the papers, relatives, friends and middle men in the villages. Most of the workers are uneducated, they do not have the access or knowledge to access online opportunities, but they see the advertisements that are published in the daily news paper, electronic media. There is also the Government Manpower Overseas Agency: migrant workers register with it, but they have to wait years to get their job.
Many of the workers who migrate through the recruiting agencies face numerous problems of cheating.

3. What methods are available to migrant workers to assess the credibility of the information they receive from both formal and informal sources?

The credibility of the information is first assessed or verified by focusing on the recruitment procedure (the means of selection, the different stages of the procedure, the working conditions...), by checking its official nature (recognized or authorized recruitment agencies), by checking the quality of the resource and its backup material. They are given the awareness on the registered recruiting agencies and the list is available on the Government POE website. In the villages we work, the group members are given the information about it.
Migrants can also ask people they know in the country of destination (friends, relatives ...) to check the credibility of the information. Most workers will come to know about their job only when they get their contract copy from the agent.

4. How does the above vary by region and between men and women workers?

In India the educated professionals get all the information about their job through internet or the company itself. But the Labor migrant is ignorant and lacks access to information, so they totally rely on the recruiting agencies. Whatever the recruiting agency say, the migrant believes. This concerns both men and women. Only once they reach their country of destination, do they know exactly the conditions of the job they have applied for. Sometimes, the work contract they receive after they migrate and after going will be different from the work contract they received in the source country. Many workers realize that there are problems only after reaching the destination countries.

Week Three and Four:

1.      For what purposes is internet or mobile technology currently being used by migrant workers?

Since our labour migrants are illiterate they use the Internet and mobile technology to better communicate with their families left behind and to rapidly respond to different demands: to transfer money, to gain information about their family. Since an internet call is cheaper, they make use of the internet to make calls to their family and friends. They also communicate their distressed situation through the internet and mobile. It is the only way they keep up contact with family, friends, etc.

2.      How could internet or mobile phone technology be used to disseminate information about recruitment agencies, recruitment processes, and the job situations for which migrant workers are applying?

Only the Government website gives the list of the recognized recruiting agencies and black listed agencies. All the migrant workers do not have access and knowledge about the internet only they use mobile phone to get the information. The recruiting agencies or the companies that have vacancies should maximize their efforts to advertise on the internet. Most of the time the information given in the internet is fraud and people are cheated. The government should insist that all recruiting companies publish the jobs on the internet and the process, contract so that the migrant workers are ensured job security before they leave. But we find this is absent in our country.

3. What are some of the possible constraints to these methods of information sharing and how could they be improved?

-          Increased awareness to the diaspora actively seeking information on jobs abroad.

-          Proper National and International legislation to protect the migrant workers in the destination and the country of origin.

-          Multiplying and giving the opportunity for the direct recruitment and avoid the recruiting agencies where the workers are cheated.

-          To have a separate ministry in the State to deal with the problems of the migrant workers.

-          Regularize the activities of the Indian embassy in the destination countries.

-          Encourage more organizations to work for the migrant works in the destination countries.

Sr. Josephine Amala Valarmathi, ICM
Migrant Forum India- Tamil nadu
National Domestic Workers Movement( NDWM)
mjavalar@gmail.com

 

Membres de la Communauté de Pratique,

 Veuillez trouver ci-dessous les réponses aux questions posées au Community Development Services (CDS) du Sri Lanka, l’organisation que je représente.

 Semaines Une et Deux:

1. Quelles sont les méthodes les plus communément utilisées par les travailleurs migrants pour obtenir des informations à propos de la situation vers laquelle ils émigrent?

Le processus de décision commence à la maison avec le conjoint et la famille. Certains peuvent aller un peu plus loin et parler au «Grama Sevaka» ou chef de village. Cependant, la gestion de la migration du travail au Sri Lanka est bien développée : il existe un Ministère dédié à la question et un organe spécialisé, le Bureau sri-lankais de l’Emploi à l’Etranger (SLBFE), crée pour répondre aux besoins des travailleurs migrants.

Le SLBFE est décentralisé dans une certaine mesure. Les travailleurs migrants peuvent donc avoir accès à ses services dans les provinces. Ces centres fournissent des informations sur les agences de recrutement, la gestion des processus, etc.

Une autre méthode est le recours à un représentant d’une  agence de recrutement, qui voyage dans les provinces et rassemble des candidats au recrutement. Dans le passé, il ya eu de nombreux cas d’offres  fictives et ces personnes conduisaient leurs affaires de manière inapproprié.

Dans une grande mesure, ces méthodes sont contrôlées par la loi et par le SLBFE.

Le SLBFE mène également des sessions de formation destinées aux travailleurs migrants dans leurs centres. Les travailleurs migrants doivent à présent obligatoirement suivre ces séances de formation. Par exemple, la formation d’un travailleur domestique dure 14 jours : durant cette période, le migrant apprend les bases d’une langue étrangère (l’arabe) ;  il apprend à gérer différentes taches ménagères (la cuisine,  l’utilisation des appareils électroménagers, la propreté et l'hygiène) ; il apprend à gérer à son épargne, les risques liés au SIDA, ses relations avec la famille demeurant dans le pays d’origine.

Cependant , peu d’informations sont fournies concernant les droits, la culture étrangère, le droit du travail à l’étranger, le test de santé obligatoire (y compris un test VIH), etc.

 2. Quelles opportunités formelles ou organisées sont accessibles aux travailleurs migrants pour obtenir des informations sur les opportunités d’emploi et les agences de recrutement? De même, quelles opportunités informelles existent?

La plupart des emplois qui sont transmis par des agents étrangers à des agents de recrutement au niveau local doivent être vérifié par le consulat du Sri Lanka dans le pays de destination. C'est seulement à la suite de ce processus que l’offre de travail obtient un caractère officiel.

L'agent local devra alors enregistrer l’offre d’emploi  auprès du SLBFE et obtenir un numéro d'enregistrement. A la suite de cette démarche, l'agent de recrutement local peut publier les offres d’emploi dans la presse écrite locale et les médias électroniques.

Les journaux nationaux hebdomadaires ont une section dédiée aux emplois à l'étranger. Certains agents diffusent également des offres à la télévision en première partie de soirée et à la radio. Ces offres d'emplois sont également diffusées sur le site officiel des agences de recrutement et certain d’entre eux figurent aussi sur le site du SLBFE.
Il existe aussi des sites web de placement internationaux pour les catégories professionnelles qui sont de plus en plus demandées au Sri Lanka. Les informaticiens futés  parcourent ces sites pour trouver des offres en ligne et pour s’inscrire.

Un autre moyen de recrutement se base sur les amis et les parents qui travaillent déjà à l'étranger. Ils incitent leurs employeurs à examiner directement certaines candidatures.  

 3. Quelles méthodes sont accessibles aux travailleurs migrants pour évaluer la crédibilité de l’information qu’ils reçoivent de sources à la fois formelles et informelles? 

Au Sri Lanka, la source d'information officielle est le SLBFE. Leur crédibilité n'est pas remise en cause. Il y a plus de 600 cabinets de recrutement étrangers enregistrés dans le pays. Tous ne sont pas fiables. On pourrait vérifier leur fiabilité par l’intermédiaire du SLBFE ou de l'association des agents, l’ALFEA. On doit se fier à son instinct afin d'évaluer la crédibilité des services de recrutement en ligne. La plupart des offres d’emploi, voire toutes les offres qui sont relayées par les consulats du  Sri Lanka, sont enregistrées auprès du SLBFE. Les travailleurs migrants devraient être rassurés quant à leur crédibilité.

 

Amitiés,

Andrew Samuel

Community Development Services (CDS)

Sri Lanka 

 

FRANCAIS (version originale):

Membres de la Communauté de pratique,

C’est avec beaucoup de retard que j’ai pris connaissance de l’initiative et de la discussion en ligne. J’aimerai s tout d’abord saluer cette nouvelle opportunité offerte aux bonnes volontés intéressées par la migration. Comme vous le savez, de nos jours, la migration est devenue un phénomène mondial de grande portée, ses retombées sont d’une importance capitale et ce pour tous les acteurs. Il devient impératif de s’y intéresser de près et voir ensemble toutes les actions susceptibles de l’organiser et surtout de régulariser la situation de ceux qui se trouvent dans des situations difficiles.

Discussion Semaines trois et quatre

1. Dans quel but l’internet ou la technologie mobile sont-ils actuellement utilisés par les travailleurs migrants?

Il s’agit des moyens de communications les plus utilisés à l’heure actuelle. Ils permettent aux travailleurs migrants de rester en contact avec les siens restés au terroir, mais surtout de partager avec eux les souffrances, tout comme ils permettent la recherche d’opportunités d’emploi, d’intégration et d’insertion dans les pays d’accueil.

2. Comment l’internet ou la téléphonie mobile pourraient-ils être utilisés pour disséminer des informations à propos des agences, des processus de recrutement, et des emplois auxquels les migrants postulent?

Ces moyens peuvent servir à disséminer des informations si les services de migration s’y réfèrent en diffusant des données crédibles et destinées à soulager l’endurance des travailleurs migrants.

3. Quelles sont les contraintes potentielles de ces moyens d’information et comment pourraient-ils être améliorés ?

Parmi les contraintes nous citons :

  • Difficultés d’accès aux sources d’informations
  • Difficultés de connexion pour les travailleurs migrants, qui pour la majorité vivent avec des moyens dérisoires.

 

Moctar Ould M’khaitir

Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)- Mauritanie


ENGLISH:

Dear Community of Practice Members,

I have only recently heard about the Joint Migration and Development Initiative and the online discussion it launched.

First of all, I would like to welcome this new opportunity given to all those who are interested in migration and who are willing to get involved.

Nowadays- as you know- migration has become a far-reaching worldwide phenomenon; its effects are of paramount importance to all actors involved.
Therefore, it has become imperative to take an interest in the topic of migration and to have a close look at all the activities that could be implemented to organize the migration flows or to help those who find themselves in difficult situations.

Week Three and Four:

1. For what purposes is internet or mobile technology currently being used by migrant workers?

Nowadays, Internet and mobile technology are the most commonly used means of communication. They allow migrant workers to stay in touch with their families left behind, but also to share their difficulties with them. These means also allow migrant workers to search for job opportunities and help them to integrate within the countries of destination. 

2. How could internet or mobile phone technology be used to disseminate information about recruitment agencies, recruitment processes, and the job situations for which migrant workers are applying?

Internet and mobile technology can be used to disseminate information when migration services use them to disseminate credible information aimed at bringing relief to migrant workers. 

3. What are some of the possible constraints to these methods of information sharing and how could they be improved? 

Constraints include:

-          Lack of access to information sources;

-          Difficulty for migrant workers- most of them having very few resources-  to access the internet.

Moctar Ould M’khaitir

Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)- Mauritania.

 

Dear Community of Practice Members,

As Vice President of the Migrants Rights Council ( MRC - India ), I am giving information about Unskilled, Semi Skilled and Skilled male workers in Construction and other service sectors & female domestic workers who are going to Gulf & other countries from Andhra Pradesh a Southern State of India.

Internal & International migration is an important livelihood option for poor Indians.Mobility of people in search of green pastures has been conditioned by various factors.

Questions:

Week One and Two:

1. What are the most common methods used by migrant workers to gather information about the situation that they are moving into?

Prospective emigrants are depending on senior migrants to get the information about the destination country.

2. What formal or organized opportunities are available to migrant workers to access information about job opportunities and recruitment agencies ? Similarly, what informal opportunities exist?

Most of the job aspirants are depending on "Sub Agents" ( Mediators between the Registered Recruiting Agents & The Prospective emigrants ). Sometimes Sub Agents can be their relatives, friends who is already in destination country doing a job there.

3. What methods are available to migrant workers to access the credibility of the information they receive from both formal and informal sources?

Knowing the existing situation through their relatives, friends who are working abroad and a kind of good faith is the credibility.

4.How does the above vary by region and between men and women wo rkers?

Mostly men & women are using the same methods to go abroad.

Week Three and Four:

1. For what purposes is Internet or mobile technology currently being used by migrant workers?

Most of the prospective emigrants don't know how to use the Internet, but they are approaching Internet Cafes to send their copy of passport, photos and related documents to the Agents, Sub Agents. After getting the visa they are taking the copy of visa from the Internet Cafe.

2. How could Internet or mobile phone technology be used to disseminate information about recruitment agencies, recruitment process, and the job situations for which migrant workers are applying?

Some Countries visa information is available Online, Prospective emigrants can check the  the visa status, whether it is genuine or fake.

3.What are some of the possible constraints to these methods of information sharing and how could they be improved?

If the recruitment process is Online and available to job seekers, cheating could be prevented.

Mandha Bheem Reddy

 
Migrants Rights Council (MRC)
(A member in Migrants Forum in Asia )
Hyderabad, AP,India