Discussion en ligne : l’implication des autorités locales dans la migration et le développement

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A la veille du lancement du nouveau rapport de l’Initiative Conjointe de la Commission européenne et des Nations Unies pour la migration et le développement (ICMD), “De la migration au développement : enseignements tirés de l’expérience des autorités locales”, nous avons le plaisir de lancer cette discussion en ligne sur le rôle des autorités locales en matière de migration et de développement, discussion qui sera modérée par l’OIM Rome. 

Au cours de la décennie passée, les autorités locales ont joué un rôle de plus en plus actif au niveau des initiatives de coopération internationale. La coopération décentralisée s’est développée pour devenir une dimension nouvelle et importante de la coopération pour le développement. Elle est de plus en plus globale et professionnalisée, et a bénéficié d’une importante augmentation de ses ressources financières au cours de ces dernières années. La coopération décentralisée dépend repose sur les réseaux gouvernementaux et ceux de la société civile intervenant dans les pays en développement. Elle utilise une variété d’outils dans de nombreuses régions du monde, tels que les accords de cofinancement, les liens ville-à-ville et les accords de coopération directe.

Outre le fait qu’elles lancent et appuient des actions concrètes dans les pays en développement, les autorités locales jouent un rôle-clé pour ce qui est de mobiliser les différentes parties prenantes et de les amener à travailler ensemble. Elles se trouvent au premier plan pour ce qui est de promouvoir des approches collaboratives et la cohérence politique. Les autorités locales présentent l’avantage d’être proches de leurs constituants et d’avoir une présence sur le territoire. Le fait que les autorités locales connaissent les besoins locaux, qu’elles assurent souvent les services sociaux qui sont essentiels à l’intégration - tels que l’éducation, les soins de santé et l’assistance sociale – et qu’elles lancent des initiatives novatrices pour augmenter la participation civique de la part des communautés de migrants, les conduit à être souvent au premier plan des efforts visant à impliquer les diasporas dans le développement – que ce soit par l’intermédiaire d’un appui ciblé aux groupes de migrants, de la promotion des mécanismes public-privé ou de partenariats en commun avec des institutions des pays en développement. 

Cette discussion en ligne met l’accent sur l’implication des autorités locales dans la migration et le développement. Au cours de la discussion, qui durera quatre semaines, nous examinerons une série de questions, en nous focalisant sur une question différente chaque semaine : 

-       Semaine 1 – Diasporas: Dans quels objectifs, stratégies et initiatives de développement les autorités locales veulent-elles impliquer les diasporas, et vice-versa ? Dans quelle mesure ceux-ci correspondent-ils aux priorités des diasporas ?

-       Semaine 2 – Partenariats : Comment les initiatives conjointes entre les autorités locales, la société civile et les associations de migrants peuvent-elles être renforcées au bénéfice des communautés d’origine des migrants ?

-       Semaine 3: – Reproduction: Quels sont les exemples d’initiatives réussies en matière de migration et de développement impliquant des autorités locales et qui ont ou pourraient être reproduites ? Par exemple : partenariats public-privé, projets impliquant les diasporas ou initiatives flexibles de migration circulaire ? Comment les a-t-on reproduites ? Quelles mesures et pratiques sont-elles susceptibles de renforcer les capacités des autorités locales des pays développés et en développement à reproduire ces initiatives réussies ? 

-       Semaine 4: – Cohérence locale/nationale: Comment la complémentarité entre les activités de coopération décentralisées et les programmes nationaux impliquant des migrants pourrait-elle être assurée dans les pays développés ? Et de quelle manière les stratégies nationales et locales de développement des pays en développement peuvent-elles impliquer les communautés de la diaspora à l’étranger d’une manière coordonnée ?

Nous attendons avec impatience vos commentaires et expériences au sujet des méthodes de coordination entre les différents niveaux gouvernementaux, notamment entre les autorités locales et nationales, et entre les autorités locales et la société civile, tant dans les pays d’origine que de destination de la migration. Une modération par des experts est assurée par l’OIM Rome, et vise à recueillir les opinions des membres de la Communauté de pratique et leurs exemples dans des domaines tels que :

-       L’expertise des autorités locales en matière de coopération et de co-développement décentralisés.

-       Les programmes engageant les migrants à jouer un rôle-clé dans le développement de leurs communautés d’origine et de destination, y compris les initiatives visant à appuyer les transferts de fonds des migrants.

-       Les exemples d’instruments ayant fait leurs preuves, tels que les réseaux ou les plateformes de coopération alignés avec les couloirs de migration, les liens ville-à-ville, les accords de coopération directe, les partenariats entre les employeurs et institutions des secteurs public et privé pour appuyer la migration circulaire, etc.

-       La valeur ajoutée que peuvent apporter les autorités locales à la gestion des processus migratoires.

La discussion sera lancée le lundi 6 septembre, et durera quatre semaines. Nous encourageons chaleureusement les membres de la Communauté de pratique à transmettre le présent message sur leur réseau, et invitons ceux qui travaillent pour les autorités locales dans le domaine de la migration et du développement à participer à la discussion en ligne en rejoignant la Communauté de pratique en ligne ici.  Contributions à la discussion peuvent être envoyées à: m4d@groups.dev-nets.org ou mises en ligne ici.

A bientôt pour une discussion riche et active !

MIDA Italie - Migration pour le Développement en Afrique
Organisation International pour les Migrations (OIM)
Mission de l’OIM à  fonctions régionales, Rome
Via Nomentana 62, 00161 Rome, Italie
Tel: +39 06 44 186 223/228 - Fax: +39 06 440 25 33
Mail: midaitalia@iom.int  
www.italy.iom.int

L’équipe de l’ICMD
l’Initiative Conjointe de la CE-NU pour la Migration et le Développement (ICMD)
Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD)
UN House, rue Montoyer 14, 1000 Bruxelles, Belgique
Tel: + 32 2 235 0550, Fax: + 32 2 503 47 29
Mail: jmdi.pmu@undp.org
www.migration4development.org


Discussion en ligne : l’implication des autorités locales dans la migration et le développement

Nous vous remercions pour votre participation à l'actuelle discussion en ligne sur le rôle des autorités locales en matière de migration et de développement, discussion modérée par l’OIM Rome.  Toutes les réponses reçues à ce jour en français peuvent être consultées en ligne ici >

C’est avec plaisir que nous lançons la semaine finale de cette discussion sur le rôle des autorités locales en matière de migration et de développement.  Les deux thème  pour discussion sont les Nous sommes tres Au cours de la discussion nous examinons une série de questions, en commençant la semaine dernière avec le première thème sujet concernant les priorités de la diaspora et des initiatives engageant les autorités locales. Nous passons maintenant à la deuxième question à débattre: 

-       Reproduction: Quels sont les exemples d’initiatives réussies en matière de migration et de développement impliquant des autorités locales et qui ont ou pourraient être reproduites ? Par exemple : partenariats public-privé, projets impliquant les diasporas ou initiatives flexibles de migration circulaire ? Comment les a-t-on reproduites ? Quelles mesures et pratiques sont-elles susceptibles de renforcer les capacités des autorités locales des pays développés et en développement à reproduire ces initiatives réussies ? 

-       Cohérence locale/nationale: Comment la complémentarité entre les activités de coopération décentralisées et les programmes nationaux impliquant des migrants pourrait-elle être assurée dans les pays développés ? Et de quelle manière les stratégies nationales et locales de développement des pays en développement peuvent-elles impliquer les communautés de la diaspora à l’étranger d’une manière coordonnée ?

Contributions à la discussion peuvent être envoyées à: m4d@groups.dev-nets.org ou mises en ligne ici >

Nous attendons avec impatience vos réponses à ces questions en vue d'accroître la connaissance de la Communauté de cet important domaine de la migration et le développement!

MIDA Italie et l’équipe de l’ICMD, Bruxelles


Discussion en ligne : l’implication des autorités locales dans la migration et le développement

Nous avons le grand plaisir de lancer aujourd’hui une discussion en ligne sur le rôle des autorités locales en matière de migration et de développement, discussion modérée par l’OIM Rome. Cette discussion en ligne met l’accent sur l’implication des autorités locales dans la migration et le développement. Au cours de la discussion, qui durera quatre semaines, nous examinerons une série de questions, en commençant avec la première thème : 

  • Semaine 1 – Diasporas: Dans quels objectifs, stratégies et initiatives de développement les autorités locales veulent-elles impliquer les diasporas, et vice-versa ? Dans quelle mesure ceux-ci correspondent-ils aux priorités des diasporas ?

Nous attendons avec impatience vos commentaires et expériences, pour exemple au sujet des programmes engageant les diasporas à jouer un rôle-clé dans le développement de leurs communautés d’origine et de destination, et  coordination avec les autorités locales.

Contributions à la discussion peuvent être envoyées à: m4d-net ou mises en ligne here.

A bientôt pour une discussion riche et active !

MIDA Italie et l’Equipe de l’ICMD, Bruxelles

Voici la contribution de l’ASBL BAC « Benelux Afro Center » de Belgique dans le débat pour savoir : « Comment les initiatives conjointes entre les autorités locales, la société civile et les associations de migrants peuvent-elles être renforcées au bénéfice des communautés d’origine des migrants ? »

Nous devons reconnaître au départ que les actions structurées et collectives de la diaspora congolaise au profit de leurs communautés d’origine sont globalement minoritaires, comparativement à la masse des actions individuelles, sans grand impact comme on le sait, sur le processus du développement. Il convient malgré tout de signaler quelques initiatives porteuses dont celle lancée par notre ONG qui est basée à Bruxelles. Benelux Afro Center (BAC en sigle) a été la première ONG des migrants subsahariens à avoir bénéficié des subsides de la ligne migration et développement de la Coopération belge. Ainsi BAC a pu développer déjà un premier programme pluriannuel (PPA) axé sur le renforcement du Conseil National des ONGs de Santé (en sigle CNOS) en RD-Congo. But visé : contribuer à l’accroissement de l’implication de la société civile dans la planification et la coordination des interventions de santé, dans le renforcement du système de santé et dans l’amélioration du bien-être des populations défavorisées en RDC. Pour atteindre cet objectif spécifique, les résultats ci-après devaient être atteints à la fin du premier PPA allant de 2007 à 2009 :

• Le CNOS a été légitimé en tant que représentant, coordinateur et régulateur des acteurs de la société civile congolaise du secteur santé au sein de la tripartite du dialogue pour la santé comprenant le Ministère de la Santé comme premier pilier de la tripartite et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme deuxième pilier, faisant du CNOS le 3ème pilier;
• Un plaidoyer a été réalisé en faveur des ONGs de santé, non seulement auprès du Ministère de la Santé et de l’OMS, mais aussi auprès du Groupe Inter Bailleurs de Santé « GIBS » qui finance localement les projets et programmes de santé et de développement;
• Des équipements ont été fournis au niveau des réseaux des ONGs de base, à Kinshasa et dans les 11 coordinations provinciales des ONGs à travers la RD-Congo. De même que des formations ont été organisées pour le renforcement des capacités des ONGs locales dans l’élaboration des projets de développement et la recherche des financements. Cela, avec l’implication des experts de la diaspora congolaise comme formateurs assurant, de par ce fait, le transfert de savoirs et de savoir-faire.

Pour le deuxième PPA en cours d’exécution pour la période 2010-2012, l’accent va être mis sur le renforcement de la décentralisation des missions du CNOS au niveau des coordinations provinciales de santé, - « CPOS » - afin de rapprocher l’action du CNOS de la base et des bénéficiaires que sont les ONGs et faciliter l’identification des celles-ci pour établir le répertoire des ONGs de santé voulu et attendu par tous les partenaires de la tripartite du dialogue pour la santé en RDC

Il est important de souligner la particularité de subsidiation des projets/programmes financés sur la ligne Migration et Développement, du fait que la Coopération Belge n’apporte qu’un cofinancement à la hauteur de 85% du budget global de l’intervention. L’association de la diaspora est contrainte d’apporter le solde de 15% en fonds propres. Cela revient à dire qu’en dehors de la mobilisation des fonds des partenaires extérieurs (en l’occurrence la Coopération Belge) en faveur de nos pays d’origine, l’apport des migrants en cofinancement complémentaire des fonds de la coopération, constitue une contribution importante de la diaspora dans le développement du pays. Car ce sont les 15% apportés par la diaspora qui mobilisent et libèrent les 85% de la Coopération belge. Et quand on sait que le budget moyen d’une intervention financée tourne autour d’EUR. 450.000 à 500.000 par an, les 15% atteignent facilement près d’EUR. 35.000 par an. Il s’agit d’une somme non négligeable à rassembler au profit des projets/programmes de coopération au développement, même pour une Association de la diaspora. Cette opération, il va sans dire, est totalement indépendante des interventions à caractère privé ou familial.

Ainsi, pour le deuxième PPA qui va de 2010 à 2012, notre ONG est appelée à maximiser ses efforts pour atteindre le seuil exigé pour les ONGs au niveau des cofinancements. C’est dire toute l’importance de mettre sur pied des activités visant à mobiliser davantage des fonds propres pour atteindre dans l’avenir une certaine autonomie. Pour ce faire, nous déployons deux axes de travail pour notre action : tout d’abord, au Sud, par notre bureau local à Kinshasa qui a la charge de faciliter et d’engager un dialogue entre les autorités nationales congolaises et la diaspora en général, et en particulier entre les autorités nationales congolaises et l’asbl BAC, pour une meilleure utilisation de la diaspora dans le pays d’origine ; et ensuite, au niveau de notre siège de Bruxelles qui a la charge de diversifier nos partenaires et de pérenniser nos projets/programmes et nos activités. En même temps, au Nord, BAC œuvre pour une plus grande participation d’autres ONGs des migrants subsahariens dans nos projets/programmes en utilisant les deux approches ci-après :

• En renforçant le réseautage des associations des migrants dont les synergies favoriseront l’accessibilité des petites associations aux fonds de la Coopération belge ;
• En organisant des formations spécifiques pour le renforcement des capacités (gestion d’une Asbl, cadre logique…) au profit des acteurs des ONGs des migrants.

Enfin, nous voudrions terminer notre communication en annonçant notre projet d’organiser au début du deuxième trimestre de l’année 2011 une grande conférence sur la thématique de la migration circulaire. En effet, à travers notre expérience, nous considérons la migration circulaire comme étant un meilleur canal à la disposition de la diaspora pour apporter sa contribution à la reconstruction et au développement des pays d’origine. Bien entendu, à cette occasion, les conclusions de la discussion en ligne (m4d e-discussion) réalisée sur cette thématique (http://www.migration4development.org/content/e-discussion-circular-migra...) seront mises à profit et adaptées au contexte de la RDC, notre pays cible et pays d’origine.

Au-delà de la tenue de cette grande conférence de 2011, une conférence annuelle sera organisée sur l’un ou l’autre sujet lié à la thématique Migration et Développement. Divers sujets pourront être discutés tels que le dialogue entre les autorités du Nord et du Sud avec la diaspora, la banque de la diaspora ou la banque de l’habitat pour accompagner le retour temporaire ou définitif des migrants dans leurs pays d’origine, ou encore les transferts financiers soutenus ou subsidiés par le pays d’accueil… A chaque occasion, des échanges des bonnes pratiques seront réalisées, notamment par la mobilisation des expériences des associations des autres pays d’Afrique, surtout de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb dont l’expérience dans cette matière n’est plus à démontrer.

Dr PHASI Ndudi
Coordinateur Principal des Programmes Migration et Développement
ASBL BAC « Benelux Afro Center »
Bruxelles, Belgique

Je partage complètement tes avis et propos ainsi que les différentes idées prospectées. Dans nos activités de développement local au Sénégal soutenues avant par l'OIM et maintenant par un consortium de fondations bancaires italiennes, notre organisation d'immigrés, Association Trait d'Union, s'est engagé durant cette année e l'année prochaine, en collaboration à ONG italiennes et collectivités locales, a mettre en pratiques lignes stratégiques similaires aux tiennes:

• ce ceci consiste a œuvrer pour un majeur renforcement des capacités des groupements et petites associations villageoises acteurs représentatifs des populations ;
• cherchant ainsi d'élever le niveau de compétences, les doter d'instruments, équipements et d’espaces appropriés pour développer leurs activités.

A ce propos, nous agissons aussi depuis quelques années dans la région de Fatick, au Saloum, dans une ile qui s'appelle Sippò, zone très touchée par l'émigration sauvage et clandestine par pirogues vers les iles Canaries, où au début l'Etat n'existait pas du tout, mais grâce à notre introduction dans la zone avec des actions concrètes d'accompagnement et d'orientation des populations les collectivités locales commencent a manifester un certain intérêt à ne calquer leur implications dans les activités de développement mises en actes et celles en prospectives.

Donc je me trouve en parfaite syntonie avec vous sur l'axe "Collectivités Locales – Sociétés Civiles et Associations d'émigrés.

Elhadj Mamadou SAMB
Association Trait d'Union ACTU
Turin (Italie)